| la gazette du sorcier |

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Pythagore : À l'école nous avons appris le théorème de Pythagore : « Si ABC est un triangle rectangle, alors le carrée de l'hypoténuse est égal à la somme des carrés des 2 autres côtés. » Pourtant le savant est beaucoup plus qu'un simple mathématicien.
Pythagore naît sur l'île de Samos, au début du Viè siècle avant J-C, fils d'un riche marchand de bagues précieuses. La pythie de Delphes consultée lors d'un voyage par ses parents leur avait annoncé « un fils qui serait utile à tous les hommes dans tous les temps » et elle leur avait conseillé d'aller à Sidon en Phénicie afin que l'enfant fût béni dans un temple hébreu.
Très sportif, le jeune Pythagore participe aux jeux Olympiques. Il voyage ensuite dans plusieurs pays, recevant des enseignements parfois contradictoires. À Millet il est instruit par le mathématicien Thalès. En Égypte, il reçoit l'initiation des prêtres de Memphis. Mais les Perses envahissent l'Égypte et il est enlevé avec d'autres savants pour être conduit à Babylone. Il parvint à s'échapper et monta à Corcone en Italie (qui faisait partie de la Grande Grèce de l'époque) une école mixte, laïque, où il délivre un enseignement universel par degrés.
Au premier degrés, la « Préparation », les novices sont tenus au silence pendant une période de 2 à 5 ans. Ils sont censés développés leur intuition.
Ils apprennent le sens de la règle de Delphes : « Connais-toi toi-même et tu connaîtras les cieux et les dieux. »
Au deuxième degrés, l' « Évolution », commence l'étude des nombres. Vient ensuite l'étude de la musique, considérée comme une combinaison de nombres.
Pythagore énonce :
« L'Évolution est la loi de la Vie.
Le Nombre est la loi de l'Univers.
L'Unité est la loi de Dieu. »
Au troisième degré, la « Perfection », commence l'enseignement de la cosmogonie. Pour Pythagore les planètes sont issues du Soleil, elles tournent autour de lui (ce en quoi il s'oppose à Aristote qui place la Terre au centre de l'univers), et les étoiles sont autant de systèmes solaires. Il décrète que : « Les animaux sont les parents de l'homme et l'homme est parent de Dieu » ; les êtres vivants se transforment selon la loi de la sélection, mais aussi la loi de la persécution et l'action de forces invisibles.
Lors du quatrième degrés, l' « Épiphanie » (littéralement : « révélation de la vérité vue d'en haut »), l'initié pythagoricien doit arriver à trois perfections : trouver la vérité dans l'intelligence, la vertu dans l'âme, et la pureté dans le corps. L'élève peut alors procréer avec une femme (de préférence initiée elle aussi), afin de permettre à une âme de se réincarner.
Pythagore énonce encore :
« Le Sommeil, le Rêve et l'Extase sont les 3 portes ouvertes sur l'au-delà d'où nous viennent la science de l'Âme et l'art de la divination. »
Les élèves de son école ayant terminé leurs études sont encouragés à s'impliquer dans la vie publique. Parmi les plus brillants : Hippocrate, fondateur de la médecine antique et auteur du célèbre serment éponyme.
Quand Crotone est attaquée par l'armée de la ville de Sybaris, un subtil général pythagoricien parvient à retourner la situation et à envahir la cité ennemie. Mais un élève recalé aux examens d'entrée de l'école pythagoricienne profite de la confusion issue de cette victoire pour lancer une calomnie et faire croire aux habitants de Crotone que les adeptes de Pythagore vont se partager seuls le butin de la cité vaincue. Les habitants de Crotone menés par l'intriguant jaloux attaquent l'école, y mettent le feu et tuent Pythagore avec 38 de ses disciples qui essayaient de le défendre. Après son décès, ses initiés connaîtront des persécutions et ses livres seront brûlés.
Socrate, qui aurait eu la chance de consulter l'un des 3 ouvrages miraculeusement sauvés de l'incendie de l'école, n'a jamais caché que son enseignement était directement issu de celui de Pythagore.


~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

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# Posté le lundi 09 juillet 2007 14:19
Modifié le mardi 27 mai 2008 03:27

| in daGobah house |

| in daGobah house |
"Les quatre accords toltèques : Don Miguel Ruiz est né au Mexique d'une mère curandera (guérisseuse) et d'un grand-père nagual (chaman). Il suit des études de médecine, devient chirurgien, mais un accident lui fait vivre une NDE (Near Death Experience, ou en français EMI « Expérience de Mort Imminente »). Suite à cet accident, il décide de retrouver le savoir des chamans, et devient nagual de la lignée des Chevaliers de l'Aigle, une lignée qui s'est vouée à transmettre l'enseignement des anciens Toltèques. Dans son livre Les Quatre Accords toltèques, il propose un code de conduite, un résumé de son enseignement en quatre comportements qui permettent de se libérer du conditionnement collectif et de la peur du futur.
« Premier Accord. Que votre parole soit impeccable.
Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez vraiment. N'utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire d'autrui. La parole est un outil qui peut détruire, prenez conscience de sa puissance et maîtrisez-la. Pas de mensonge ni de calomnie.
Deuxième Accord. Ne réagissez à rien de façon personnelle.
Ce que les autres disent sur vous et font contre vous n'est qu'une projection de leur propre réalité, de leurs peurs, de leurs colères, de leurs fantasmes. Exemple : si quelqu'un vous insulte, c'est son problème, ce n'est pas le vôtre. Ne vous vexez pas, et ne vous remettez pas en question pour autant.
Troisième Accord. Ne faites aucune supposition.
Ne commencez pas à élaborer des hypothèses de probabilités négatives, pour finir par y croire comme s'il s'agissait de certitudes. Exemple : si une personne est en retard, vous pensez qu'il lui est arrivé un accident. Si vous ne savez pas, renseignez-vous. Ne vous convainquez pas vous-mêmes de vos propres peurs et de vos propres mensonges.
Quatrième Accord. Faites de votre mieux.
Il n'y a pas d'obligation de réussir, il n'existe qu'une obligation de faire au mieux.
Si vous échouez, évitez de vous juger, de vous culpabiliser et d'éprouver des regrets. Tentez, entreprenez, essayez d'utiliser de manière optimale vos capacités personnelles. Soyez indulgent avec vous-même. Acceptez de ne pas être parfait, ni toujours victorieux. »"

~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

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# Posté le lundi 09 juillet 2007 14:20
Modifié le mercredi 18 juin 2008 09:29

| cђroniques du millénaire |

| cђroniques du millénaire |
(Article paru dans Le Monde, le 04.06.01)

"Les Mongols reconquièrent la liberté de porter un nom de famille"

C'était un pays où les habitants n'avaient plus de patronymes. Un pays purgé de ses noms de famille. Un pays où l'on ne se connaissait que par son prénom, certes plus poétique qu'un simple numéro mais tout aussi négateur d'identité. Les individus partageaient en masse les mêmes prénoms : autant dire qu'ils n'existaient guère. Dans la capitale de cette utopie totalitaire, on comptait dix mille femmes Altantsetseg (Fleurs d'or) et autant de Narantsetseg (Fleurs de soleil).
Cette capitale est Oulan-Bator et ce pays la Mongolie dite "extérieure", ancien berceau du communisme des steppes. Depuis l'effondrement du système de facture soviétique en 1990, les Mongols ont réhabilité la légende réprimée de Gengis Khan, renoué avec la foi persécutée du bouddhisme lamaïque, se sont frottés à la démocratie parlementaire et, conquête qui peut sembler incongrue partout ailleurs, se sont réapproprié la liberté de porter un nom.
L'avènement de la démocratie en Mongolie a ainsi pris une forme inédite. Elle s'est conjuguée avec le grand retour des patronymes que le régime bolchevique avait supprimés en 1925 pour mieux éradiquer le "féodalisme". "C'est la démocratie qui nous a permis de redécouvrir notre mémoire", dit Zhambaldorjiin Serjee, le directeur de la Bibliothèque centrale d'Etat.
M. Serjee est la cheville ouvrière de ce colossal chantier de reconstruction. Colossal car il a fallu quasiment repartir de zéro. Forcés à l'amnésie, environ 60 % des Mongols ignoraient tout des patronymes de leurs aïeux, une inculture généalogique qui a durement touché certaines régions en raison de la consanguinité qu'elle a rendue possible. Mêlant enquêtes de terrain et décryptage d'archives, M. Serjee a finalement pu dresser un inventaire des noms de famille et de clan existant avant la révolution de 1921, les répartissant par préfecture. Chacun a ainsi pu être guidé dans sa recherche.
Mais le travail de M. Serjee n'a pas suffi à restaurer pleinement les états civils en lambeaux. Car de nombreux Mongols ont rechigné à adopter les patronymes dont ils sont les vraisemblables héritiers, mais qui sonnent fort mal aux oreilles. Inutile de préciser que Doloon Sogtuugiinkhan (famille des sept ivrognes), Khaltar Guichyguinnkhen (famille de la chienne au visage sale), Boosniikhon (famille des poux) ou Khulgaichiinkhan (famille des voleurs) n'ont guère trouvé preneurs.
En revanche, tout le monde s'est affublé de Borjigon (le maître du loup bleu) qui n'est autre que le nom de Gengis Khan. Khereid (corbeau) ou Merghid (bon viseur) ont aussi connu quelque faveur. La clarification des identités a donc peu progressé."Si tout le monde adopte le même nom de clan, c'est comme s'il n'y avait plus de nom distinctif", se plaint M. Serjee.
La solution pourrait peut-être venir de la réinvention pure et simple de patronymes inspirés des profils contemporains de chacun. Entré en 1981 dans l'histoire en devenant le premier cosmonaute mongol, Guragchaa l'a fait. Refusant la facilité de Borjigon (Gengis Khan), il a tout simplement choisi Sansar (cosmos). Avec son patronyme étincelant, le général Cosmos est entré une nouvelle fois dans la légende pionnière, celle de la conquête des noms.


par frédéric bobin

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# Posté le lundi 09 juillet 2007 14:37
Modifié le mercredi 09 avril 2008 16:34

| la leçon de Gai-Luron |

| la leçon de Gai-Luron |
Quel est le secret d'un bon secret bien gardé ?

Qu'il soit sous vos yeux depuis toujours, bien sûr !







par Gai-Luron, le dandy des saints animés



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"Le moyen le plus sur de garder un secret est de faire croire aux gens qu'ils connaissent déjà la réponse."
Ancienne Sagesse Fremen
~ Brian Herbert & Kevin J.Anderson, La Maison des Atréides ~
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# Posté le lundi 09 juillet 2007 14:40
Modifié le jeudi 21 février 2008 15:27

| be human |

| be human |
"- Aucune description ne pourra vous faire comprendre à quel point cette différence est fondamentale. Laissez-moi plutôt vous donner un exemple. Je me suis retrouvé dans l'esprit d'un enfant. Chez eux, la croissance ne s'effectue pas en vase clos. Les enfants sont à la charge des individus. La créature qui avait la charge de mon hôte...
- Poursuis.
- Cette créature (il s'agissait d'une femelle) éprouvait pour l'enfant une attirance particulière. Un certain sentiment de propriété, un lien qui excluait le reste de la société. Vaguement, je détectai quelque chose qui pouvait être rapproché du sentiment d'amitié, mais en beaucoup plus intense et sans aucune retenue.
- Je vois, dit Gan. Privés de pouvoirs télépathiques, ils ne peuvent avoir aucune conception de la vie en société. Mais c'était peut-être un cas pathologique ?
- Pas du tout. Ce comportement est la règle commune. La femelle en charge de l'enfant n'était autre que sa mère.
- Impossible. Sa propre mère ?
- Mais oui. Figurez-vous que l'enfant passe la première partie de son existence à l'intérieur de sa mère. Je dis bien, à l'intérieur. C'est là que l'oeuf est fertilisé ; il s'y développe et le petit en sort vivant.
- Par toutes les cavernes ! murmura Gan d'une voix faible. Ainsi, chaque créature peut connaître l'identité de ses enfants et chaque enfant aurait un père spécifique....
- Qu'il connaît, lui aussi ! Mon hôte franchissait près de huit mille kilomètres pour être présenté à son père.
- Incroyable !
- Vous faut-il d'autres preuves de l'incompatibilité irréversible qui existe entre nos esprits et ceux de ces créatures ?"

Isaac Asimov, Les Profondeurs [La Voie Martienne et autres nouvelles]

µrochąiŋ ąrrêT: conscience du futur

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# Posté le lundi 09 juillet 2007 14:48
Modifié le jeudi 07 février 2008 07:08