| stratosƒeres | localisation : occident

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µarce que la tradition fait de nous de braves gens
(7min)

"Ceux qui ont tout n'accordent de valeur à rien. Ceux qui n'ont rien accordent de la valeur à tout."

Raquella Berto-Anirul, Appréciation des Révélations philosophiques
~ Brian Herbert & Kevin J.Anderson, La bataille de Corrin ~

Les "gosses de riches" ne savent rien de la politique.

Q
uand on naît dans un environnement luxueux, avec tout à portée, gâté, chouchouté, on ne connaît rien d'autre. On connaît seulement tout de ce monde superficiel: les vêtements de luxe, les parfums, les cosmétiques, les voitures, etc. Et on ne pourra partager cette science qu'avec ceux qui la détiennent aussi. Et tout le monde n'est pas "fils de riche"...
De pl
us, Leurs parents sont peut-être eux-mêmes “fils de riches”. Même si leur héritage a peut-être, dans un passé lointain, été acquis dans la difficulté, ils n'ont aucune conscience de sa valeur, de la même manière que l'ensemble des français ont aujourd'hui oublié qu'ils sont redevables à leurs ancêtres de leur liberté.
C
'est un cercle vicieux. Quand bien même on évolue au sein d'une famille aisée et que l'on veut travailler, on sera poussé vers un métier considéré comme "respectable" (comme la politique), fournissant une bonne paye mensuelle. Et finalement, ce n'est que se conforter dans l'idée que le luxe, c'est la vie. Pour des gens de ce milieu, les masses populaires moins aisées ne représentent aucun intérêt. Le dain est le même que celui manifestaient les "nobles" de l'ancienne monarchie.
Le jour où ils n'auront peut-être plus rien, qu'ils découvriront le sens de l'expression "gagner sa vie", ce sera très difficile pour eux de le réaliser.

A
lors que quand on vit dans la pauvreté, on comprend ce que c'est vraiment. On est sensible aux questions politiques : on attend du gouvernement qu'il "fasse quelque chose". On tient un comportement dur, aussi difficile que la vie qui nous entoure, car il faut bien s'adapter. On comprend le sens de l'expression "avoir faim"...

Mais une fois la richesse acquise à la sueur de son front, c'est autre chose : la richesse corrompt. Même si la richesse équivaud alors pour vous à une sorte de "victoire" sur cette vie si "injuste", elle peut nous faire tourner la tête. Bien peu savent la gérer.


par J.J.

µrochąiŋ ąrrêT: vieillard

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:36
Modifié le samedi 16 février 2008 20:20

| clopoяtes! | utopie n°3 : amérindiens


hommage à ces âmes assassinées
(7min)

"UTOPIE DES INDIENS D'AMERIQUE : Les Indiens d'Amérique du Nord, qu'ils soient sioux, cheyennes, apaches, crows, navajos, comanches, etc. partageaient les mêmes principes.
Tout d'abord, ils se considéraient comme faisant partie intégrante de la nature et non maîtres de la nature. Leur tribu ayant épuisé le gibier d'une zone migrait afin que le gibier puisse se reconstituer. Ainsi leur ponction n'épuisait pas la Terre.
Dans le système de valeurs indien, l'individualisme était source de honte plutôt que de gloire. Il était obscène de faire quelque chose pour soi. On ne possédait rien, on avait droit sur rien. Encore de nos jours, un Indien qui achète une voiture sait qu'il devra la prêter au premier Indien qui la lui réclamera.
Leurs enfants étaient éduqués sans contraintes. En fait, ils s'autoéduquaient.
Ils avaient découvert les greffes de plantes qu'ils utilisaient par exemple pour créer des hybrides de maïs. Ils avaient découvert le principe d'imperméabilisation des toiles grâce à la sève d'hévéa. Ils savaient fabriquer des vêtements de coton dont la finesse de tissage était inégalée en Europe. Ils connaissaient les effets bénéfiques de l'aspirine (acide salicylique), de la quinine...
Dans la société indienne d'Amérique du Nord, Il n'y avait pas de pouvoir héréditaire ni de pouvoir permanent. A chaque décision, chacun exposait son point de vue lors du pow-wow (conseil de la tribu). C'était avant tout (et bien avant les révolutions républicaines européennes) un régime d'assemblée. Si la majorité n'avait plus confiance dans son chef, celui-ci se retirait de lui-même.
C'était une société égalitaire. Il y avait certes un chef mais on n'était chef que si les gens vous suivaient spontanément. Être leader, c'était une question de confiance. A une décision prise en pow-wow chacun n'était obligé d'obéir que s'il avait vôté pour cette décision. Un peu comme si, chez nous, il n'y avait que ceux qui trouvaient une loi juste qui l'appliquaient !
Même à l'époque de leur splendeur, les Amérindiens n'ont jamais eu d'armée de métier. Tout le monde participait à la bataille quand il le fallait, mais le guerrier était avant tout reconnu socialement comme chasseur, cultivateur et père de famille.
Dans le système indien, toute vie, quelle que soit sa forme, mérite le respect. Ils ménageaient donc la vie de leurs ennemis pour que ceux-ci en fassent de même. Toujours cette idée de réciprocité : ne pas faire aux autres ce qu'on a pas envie qu'ils nous fassent.
La guerre était considérée comme un jeu où l'on devait montrer son courage. On ne souhaitait pas la destruction physique de son adversaire. Un des buts du combat guerrier était notamment de toucher l'ennemi avec l'extrémité de son bâton à bout rond. C'était un honneur plus fort que de le tuer. On comptait "une touche". Le combat s'arrêtait dès les premières effusions de sang. Il y avait rarement des morts.
Le principal objectif des guerres interindiennes consistait à voler les chevaux de l'ennemi. Culturellement, il leur fit difficile de comprendre la guerre de masse pratiquée par les Européens. Ils furent très surpris quand ils virent que les Blancs tuaient tout le monde, y compris les vieux, les femmes et les enfants. Pour eux, ce n'était pas seulement affreux, c'était surtout aberrant, illogique, incompréhensible. Pourtant, les Indiens d'Amérique du Nord résistèrent relativement longtemps.
Les sociétés sud-américaines furent plus faciles à attaquer. Il suffisait de décapiter la tête royale pour que toute la société s'effondre. C'est la grande faiblesse des systèmes à hiérarchie et à administration centralisées. On les tient par leur monarque. En Amérique du Nord, la société avait une structure plus éclatée. Les cow-boys eurent affaire à des centaines de tribus migrantes. Il n'y avait pas un grand roi immobile mais des centaines de chefs mobiles. Si les Blancs arrivaient à mater ou à détruire une tribu de cent cinquante personnes, ils devaient à nouveau s'attaquer à une deuxième tribu de cent cinquante personnes.
Ce fut malgré tout un gigantesque massacre. En 1492, les Amérindiens étaient dix millions. En 1890, ils étaient cent cinquante mille, se mourant pour la plupart des maladies apportées par les Occidentaux. Lors de la bataille de Little Big Horn, le 25 juin 1876, on assista au plus grand rassemblement indien : dix à douze mille individus dont trois à quatre mille guerriers. L'armée amérindienne écrasa à plate couture l'armée du Général Custer. Mais il était difficile de nourrir tant de personnes sur un petit territoire. Après la victoire, les Indiens se sont donc séparés. Ils considéraient qu'après avoir subi une telle humiliation, les Blancs n'oseraient plus jamais leur manquer de respect.
En fait, les tribus ont été réduites une par une. Jusqu'en 1900, le gouvernement américain a tenté de les détruire. Après 1900, il a cru que les Amérindiens s'intégreraient au melting-pot comme les Noirs, les Chicanos, les Irlandais, les Italiens.
Mais c'était là une vision réduite. Les Amérindiens ne voyaient absolument pas ce qu'ils pouvaient apprendre du système social et politique occidental qu'ils considéraient comme nettement moins évolué que le leur."


~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

µrochąiŋ ąrrêT: utopie de fourier

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:38
Modifié le mercredi 06 février 2008 04:30

| chroniques du mutanT | localisation : australia

| chroniques du mutanT | localisation : australia

dialogues dans le bush
(3min)


« On les appelle le Peuple Sauvage. Lorsque Marlo Morgan, américaine tranquille, rencontre cette tribu d'aborigènes australiens, elle ne sait pas que sa vie va être bouleversée. Adieu cartes de crédit, loyer, échéances ! Dépouillée de ses vêtements, déconnectée de sa culture, la « Mutante » est propulsée, pieds nus, dans le bush australien... »

« Tout au fond de moi, j'éprouvais une grande reconnaissance pour en avoir appris un peu plus sur la façon dont vivent d'autres êtres humains. Je commençais à comprendre que, dans le c½ur humain, circule autre chose que du sang. Je fermai les yeux et adressai un silencieux « merci » à la Puissance, tout -haut.
A l
'autre extrémité du campement, quelqu'un dit quelque chose. Ce fut repris par une autre voix, puis encore une autre. Couchés, mes compagnons se passaient le mot, qui circulait de bouche en bouche. A la fin, la phrase parvint à Oota dont le matelas était proche du mien. Il se tourna vers moi et dit :
Il n'
y a pas de quoi. Tu es la bienvenue. C'était vraiment une belle journée.
Cet
te réponse à mes mots silencieux me médusa, mais je répétais « merci », cette fois à haute voix, et j'ajoutais :
Merci
à vous tous. »

« Q
uand je décrivis nos fêtes d'anniversaire à mes auditeurs, ils m'écourent avec attention. Je parlai du gâteau, des chansons et des cadeaux, de la bougie qu'on ajoute chaque année. « Pourquoi faites-vous ça ? me demandèrent-ils. Pour nous, une célébration fête quelque chose de spécial. Qu'y a t-il de spécial dans le fait de prendre de l'âge ? Cela n'exige aucun effort, cela arrive, voilà tout !
- Si avancer en âge n'est pas une occasion de fête, que célébrez-vous alors ?
-
Le fait de devenir meilleur. Nous fêtons celui qui, par rapport à l'année précédente, est devenu meilleur et plus sage. Comme chacun est seul à pouvoir juger de ses progrès, c'est lui qui dit aux autres que le moment est venu d'organiser la fête. »


Marlo Morgan, message des hommes vrais au monde mutant

µrochąiŋ ąrrêT: Marlo Morgan (2)

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:38
Modifié le samedi 10 mai 2008 15:34

| le siXième continent | la dynastie des squelettes

| le siXième continent | la dynastie des squelettes
Qui a le droit de décréter que l'homo sapiens est apparu il y a seulement 200 000 ans ? Qui peut dire que la connaissance est apparue pour la première fois sur notre globe il y a 10 000 ans, après la dernière glaciation ? Qui peut se vanter de pouvoir s'approprier ainsi toute l'histoire de l'Homme ? Chers scientifiques, je ne désapprouve rien, je me permets de douter.

La science a ses limites. Elle ne peut se formuler que sur des preuves. Et les preuves, le temps aussi les efface.
Je me plais quelque fois à en imaginer, des civilisations au-delà de nos mémoires, semblables à la nôtre, ou dont le niveau technologique nous dépassait largement, allant même jusqu'à coloniser les étoiles. Perdues dans la nuit des temps, peut-être ont-elles disparues à cause de la décadence qui les pourrissait de l'intérieur, d'un cataclysme, d'une guerre formidable. Peut-être ont-elles mêmes commis les mêmes erreurs que nous sur l'écologie, sur l'utilisation des découvertes techniques, en politique et autre.
Et pourquoi ne verrions-nous aucune trace de leur passage ? Sur Terre comme dans l'espace ? La force du Temps, tout simplement. Tout repart en poussière.
Car on peut aussi se dire que l'Homme Moderne n'est pas né il y a seulement 200 000 ans, mais bien avant, 900 000, peut-être 2 millions d'années et que depuis le grand ballet des civilisations continue sur Terre, sans aucune de ces civilisations ne sache l'existence des autres...

Imaginez des ondes sur la surface d'un lac. Des ondes qui s'éloignent en cercles concentriques vers les bords du lac. Et maintenant imaginez que toute l'histoire de l'Humanité, c'est l'ensemble de ces cercles, et que chaque cercle est lui-même une civilisation comme la nôtre, une "civilisation" qui comprendrait une période allant par exemple de la naissance de l'agriculture il y a 10 000 ans à notre mondialisation contemporaine, aussi loin que remonte la mémoire des hommes entre deux barbaries.
Sommes-nous destinés ainsi à toujours répéter le même processus ? A refaire les mêmes erreurs ? A repartir de zéro jusqu'à l'apogée et la puissance ? L'humanité progresse t-elle à chacune de ces périodes ? Et lorsqu'elle retombe dans la barbarie, recule t-elle pour mieux sauter ?


par J.J.

"- [...] L'Arme Solaire n'a pas détruit toute la vie terrestre. Puisque nous sommes là ! Il y a eu des survivants, des végétaux, des animaux et des hommes. Sans doute très peu, mais c'était suffisant pour que tout recommence. Les maisons, les fabriques, les moteurs, l'énergie en bouteille, tout le saint frusquin dont ils vivaient avait été fracassé, anéanti. Les rescapés sont tombés le cul par terre ! Tout nus ! Ils étaient combien ? Peut-être quelques douzaines, dispersés dans les cinq continents. Plus nus que des vers parce qu'ils ne savaient plus rien faire ! Ils avaient des mains dont ils ne savaient plus se servir ! Qu'est-ce que je sais faire avec mes mains, moi, monsieur Hoover grosse tête ? A part allumer ma cigarette et taper sur les fesses des filles ? Rien ! Zéro. S'il me fallait attraper un lapin à la course pour pouvoir bouffer, vous voyez le tableau ? Qu'est-ce que je ferais si j'étais à la place des survivants ? Je boufferai des insectes, et des fruits quand ce serait la saison, et des bêtes crevées quand j'aurai la chance d'en trouver ! Voilà ce qu'ils ont fait ! Voilà où ils sont tombés ! Plus bas que les premiers hommes qui avaient tout commencé avant eux, plus bas que les bêtes. Leur civilisation disparue, ils se sont trouvés comme des escargots dont un gamin a cassé et arraché la coquille pour voir comment c'est fait dedans. [...] et ils ont refait toute la grimpette, ils sont retombés en route, ils ont remonté encore, et retombé, et, obstinés et têtus, le nez en l'air, ils recommençaient toujours à grimper, et j'irai jusqu'en haut, et plus haut encore ! dans les étoiles ! Et voilà ! Ils sont là ! Ils sont nous ! Ils ont repeuplé le monde, et ils sont aussi cons qu'avant, et prêts à faire de nouveau sauter la baraque. C'est pas beau ça ? C'est l'homme !"

~ René Barjavel, la nuit des temps ~
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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:39
Modifié le samedi 16 février 2008 20:22

| add-on | pourquoi arrêter la cigarette ?

Pourquoi diminuer ou arrêter la cigarette ?

la dépendance au tabac a été voulue et "améliorée" chimiquement, et n'est pas seulement naturelle (la plante contient déjà des substances toxiques). Les cigarettes sont fabriquées de telle manière qu'à chaque aspiration, une dose de nicotine est libérée. La nicotine contient en elle-même une variété de substances qui provoquent ses propres effets adductifs. Chaque bouffée a sa dose de nicotine, et la taille de la bouffée a sa quantité correspondante. C'est ainsi que les vendeurs de tabac proposent aux jeunes des cigarettes "débutantes" qui libèrent moins de nicotine. C'est un tremplin vers une dépendance plus accrue ensuite (l"escalade") entretenues par les cigarettes classiques.
En ce qui concerne tous les produits dérivés du tabac, ils ont en commun cette substance de la nicotine. La différence, c'est les niveaux de doses libérées. C'est aussi, du fait de la variété de ces produits et de leur dimension culturelle, la fréquence d'utilisation qui régule la dépendance. Les consommateurs occidentaux de cigarettes sont plus dépendants que des consommateurs de produits locaux.

En Inde, aux U.S.A. et en Suède, par exemple, on compte une très forte dépendance au tabac sous sa forme simple, consommée comme ça, sans combustion. C'est surtout chez les jeunes que cette consommation est accrue. Les risques n'en pas moins importants: c'est le tabac à chiquer (mâché à volonté), à priser (maintenu par pression entre les dents et la joue), le snus suédois, plus humide que le tabac à priser, ou le gutka, répandu en Inde ou en Asie du Sud-Est. On compte également le tabac à priser "par le nez", tabac oral à base de paan (Inde) ou à la noix d'arec. Ils sont à l'origine des cancers de la bouche. Ils sont prônés par l'Industrie du Tabac comme une alternative à l'interdiction de fumer, et c'est finalement l'argument le mieux accepté.

Pour parler de dépendance, les gens devraient se voir au premier abord comme "dépendants". Et au même titre que l'alcool, ce n'est souvent pas une évidence.

par J.J.

µrochąiŋ ąrrêT: comment arrêter de fumer ?

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:40
Modifié le mardi 05 février 2008 10:14