| honni soit qui mal y penSe |

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la meilleure amie
(2min)

Comment faire quand on est amoureux de son(a) meilleur(e) ami(e) ? Doit-on lui déclarer sa flamme et tenter sa chance pour risquer de le(a) perdre ? Doit-on lui faire comprendre petit à petit et voir ce qu'il se passe ? Ou doit-on ne rien faire du tout ?

Forum: témoignages? Expériences? Questions? Conceptions?

par J.J.





µrochąiŋ ąrrêT: violence conjugale

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:53
Modifié le mardi 06 mai 2008 10:16

| la france |

| la france |

hexagone
(5min)

renaud - hexagone

Ils s'embrassent au mois de Janvier
car une nouvelle année commence
mais depuis des éternités
l'a pas tell'ment changé la France.
Passent les jours et les semaines
y a qu'le décor qui évolue
la mentalité est la même
tous des tocards, tous des faux culs.

Ils sont pas lourds, en février
à se souvenir de Charonne
des matraqueurs assermentés
qui fignolèrent leur besogne.
la France est un pays de flics
à tous les coins d'rue y'en a 100
pour faire règner l'ordre public
ils assassinent impunément.

Quand on exécute au mois d'mars
de l'autr' côté des Pyrénées
un arnachiste du Pays basque
pour lui apprendre à s'révolter
ils crient, ils pleurent et ils s'indignent
de cette immonde mise à mort
mais ils oublient qu'la guillotine
chez nous aussi fonctionne encore.

Etre né sous l'signe de l'hexagone
c'est pas c'qu'on fait d'mieux en c'moment
et le roi des cons, sur son trône
j'parierai pas qu'il est all'mand.

On leur a dit, au mois d'avril
à la télé, dans les journaux
de pas se découvrir d'un fil
que l'printemps c'était pour bientôt
les vieux principes du seizième siècle
et les vieilles traditions débiles
ils les appliquent tous à la lettre
y m'font pitié ces imbéciles.

Ils se souviennent, au mois de mai
d'un sang qui coula rouge et noir
d'une révolution manquée
qui faillit renverser l'Histoire
j'me souviens surtout d'ces moutons
effrayés par la Liberté
s'en allant voter par millions
pour l'ordre et la sécurité.

Ils commémorent au mois de juin
un débarquement d'Normandie
ils pensent au brave soldat ricain
qu'est v'nu se faire tuer loin d'chez lui
ils oublient qu'à l'abri des bombes
les Francais criaient "Vive Pétain"
qu'ils étaient bien planqués à Londres
qu'y avait pas beaucoup d'Jean Moulin.

Etre né sous l'signe de l'hexagone
c'est pas la gloire, en vérité
et le roi des cons, sur son trône
me dites pas qu'il est portugais.

Ils font la fête au mois d'juillet
en souv'nir d'une révolution
qui n'a jamais éliminé
la misère et l'exploitation
ils s'abreuvent de bals populaires
d'feux d'artifice et de flonflons
ils pensent oublier dans la bière
qu'ils sont gourvernés comme des pions.

Au mois d'août c'est la liberté
après une longue année d'usine
ils crient : "Vive les congés payés"
ils oublient un peu la machine
en Espagne, en Grèce ou en France
ils vont polluer toutes les plages
et par leur unique présence
abîmer tous les paysages.

Lorsqu'en septembre on assassine
un peuple et une liberté
au c½ur de l'Amérique latine
ils sont pas nombreux à gueuler
un ambassadeur se ramène
bras ouverts il est accueilli
le fascisme c'est la gangrène
à Santiago comme à Paris.

Etre né sous l'signe de l'hexagone
c'est vraiment pas une sinécure
et le roi des cons, sur son trône
il est français, ça j'en suis sûr.

Finies les vendanges en octobre
le raisin fermente en tonneaux
ils sont très fiers de leurs vignobles
leurs "Côtes-du-Rhône" et leurs "Bordeaux"
ils exportent le sang de la terre
un peu partout à l'étranger
leur pinard et leur camenbert
c'est leur seule gloire à ces tarrés.

En Novembre, au salon d'l'auto
ils vont admirer par milliers
l'dernier modèle de chez Peugeot
qu'ils pourront jamais se payer
la bagnole, la télé, l'tiercé
c'est l'opium du peuple de France
lui supprimer c'est le tuer
c'est une drogue à accoutumance.

En décembre c'est l'apothéose
la grande bouffe et les p'tits cadeaux
ils sont toujours aussi moroses
mais y a d'la joie dans les ghettos
la Terre peut s'arrêter d'tourner
ils rat'ront pas leur réveillon
moi j'voudrais tous les voir crever
étouffés de dinde aux marrons.

Etre né sous l'signe de l'hexagone
on peut pas dire qu'ca soit bandant
si l'roi des cons perdait son trône
y aurait 50 millions de prétendants.
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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:54
Modifié le samedi 16 février 2008 20:27

| [rev]O[lutions] |

| O |

problème n°1: comment faciliter l'intégration des jeunes, qui ont évolué dans l'abandon le désespoir et la violence, dans la société ?
localisation: Bychory, Kolin, Česká Republika
solution: le centre de Bychory
origine de la solution:

« Bychory, la pension de tous les espoirs

Le vaste bâtiment blanc, le complexe sportif et les écuries sont plongés dans un épais silence. Soudain, le retentissement d'une sonnerie dérange cette ambiance de château endormi. Les salles de jeux, les chambres, la salle à manger, le studio d'enregistrement, les salles informatiques comme les ateliers de peinture, de poterie et de menuiserie s'animent subitement. C'est l'heure de la récréation. Un petit groupe de filles et de garçons se pressent autour d'un gaillard de 44 ans qui passe dans le couloir ; pendus à ses basques, ils lui relatent frénétiquement les évènements de la matinée. Nous sommes dans un centre pour ados en difficulté de la commune de Bychory, près de Kolin [à l'est de Prague, dans le centre du pays], et la popularité qui entoure son directeur, Ales Bures, n'a pas l'air feinte. Cela malgré le fait que ce centre n'est pas épargné par les critiques qui visent pratiquement tout le système de protection de l'enfance en République tchèque. Les enfants qui ont passé des années dans ces établissements d'Etat n'ont aucune perspective de réussite : des statistiques récentes révèlent que la moitié des jeunes pensionnaires des orphelinats tchèques finissent entre les murs d'une prison. Alors, en ce qui concerne le centre de Bychory, ne parlons pas immédiatement d'un coup de foudre, mais d'une preuve qu'au milieu de cette impitoyable machine on peut créer un monde inspiré.
[...] Mais peu importe ce qui les amenés ici. Ce à quoi le directeur tient par dessus tout, c'est que ces enfants se retrouvent dans un environnement de créativité. Bures sait de quoi il parle : il a lui-même été formé à l'école de la vie.
[...] « Les enfants du centre connaissent mon histoire. Puisque, d'une certaine façon, eux aussi sont exclus de la société, ils sentent intuitivement que je sais de quoi je parle quand je les pousse à ne pas tomber pour cela dans le désespoir ou la violence. Je leur dis souvent que, pour y arriver, il faut de la volonté. »
[...] Pour Ales Bures, le sens de son travail est clair. « Nous devons préparer les enfants pour le jour où ils partiront d'ici », affirme t-il, rappelant les problèmes notoires de l'assistanat. « L'échec relatif de nombreux centres réside dans le fait qu'ils créent autour des enfants une bulle de protection. Quand elle éclate, la crise est là, car une personne dotée d'une histoire traumatique et élevée cette façon ne sait plus comment avancer sans soutien. » Un des moyens d'apprendre aux jeunes le contact avec le « monde normal » est l'apprentissage de la gestion de l'argent. Les enfants du centre reçoivent de l'argent de poche, ils participent seuls à certaines sorties extrascolaires et doivent, à cette occasion, établir, puis respecter le budget de la journée. »


par Jaroslav Formanek, publié dans Reflex [quotidien de Prague], et traduit ensuite par Courrier International, pour l'édition n°909 du 3-9 avril 2008, p.22.

µrochąiŋ ąrrêT: dilemme du prisonnier

la chroniQue '[rev]O[lutions]'

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:54
Modifié le mercredi 16 avril 2008 17:04

| stratosƒeres | localisation : occident

| stratosƒeres | localisation : occident

vieux et fou
(4min)

"VIEILLARD: En Afrique, on pleure la mort d'un vieillard plus que la mort d'un nouveau-né. Le vieillard constituait une masse d'expériences qui pouvait profiter au reste de la tribu alors que le nouveau-né, n'ayant pas vécu, n'arrive même pas à avoir conscience de sa mort.
En Europe, on pleure le nouveau-né car on se dit qu'il aurait sûrement pu faire des choses fabuleuses s'il avait vécu. On porte par contre peu d'attention à la mort du vieillard. De toute façon, il avait déjà profité de la vie."


~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

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Ou
rejoindre le dossier en 5 articles sur "construire son utopie" : ici
# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:55
Modifié le mercredi 16 juillet 2008 14:18

| vous richtons, nous richtez | commerce équitable

| vous richtons, nous richtez | commerce équitable
"Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable lui assurant ainsi qu'à sa famille une existence conforme à la dignité humaine."

Le problème : face à la mondialisation, des petits producteurs de denrées, de textile, ou d'objets diverses, implantés dans les pays "sous-développés", ne parviennent pas à faire valoir leurs droits, et réussissent difficilement à vendre leurs produits. Ils tentent d'intégrer un marché où les grands producteurs sont valorisés. Dans de telles conditions, les grandes firmes, notamment les grandes surfaces, principaux distributeurs des pays "riches", savent bien qu'elles peuvent exercer le chantage, et imposent à ces "petits producteurs" des prix très bas, et ces derniers n'en retirent du coup aucun bénéfice. Leur premier moyen de défense contre ces méthodes est de se réunir en coopératives, afin d'avoir plus de poids dans les relations, et de fournir aussi plus de marchandises. Mais pour renforcer ce mouvement, l'"internationaliser", il reste une seconde solution...
le "commerce équitable"


Le principe : garantir aux petits producteurs de pays peu développés un tarif de vente minimal pour leurs produits, avec un surcoût volontairement accepté par le consommateur. Cette méthode leur permet de se développer. Elle permet par ailleurs de nous inculquer, à nous les occidentaux, un certain respect moral dans notre conception du commerce, pour plus de justice vis-à-vis de ceux qui en font encore et toujours les frais. Cela nous permet de connaître la provenance de ce que nous achetons.

Les avantages : développement des producteurs défavorisés, transparence sur la qualité du produit et responsabilité de l'acheteur, améliorations des conditions de travail, respect des droits des enfants, protection de l'environnement.
Les bénéfices des produits sont reversés par les importateurs aux producteurs, ou coopératives plus souvent, ce qui leur permet de se développer, de se renforcer, et aussi d'améliorer les conditions de vie, d'éducation, de santé, dans leurs communautés.
D'autre part, il faut savoir que les marques du commerce équitable contrôle en général la production de bout en bout : récolte, transformation, assemblage, vente.


Les représentants : l'IFAT (International Federation for Alternative Trade), qui a crée la FTO (Fair Trade Organization), laquelle réunit sous sa coupe la PFCE (Plate-forme pour le commerce équitable), AlterEco, Artisans du Monde et Solidar'Monde. L'EFTA (European Fair Trade Association), quant à elle, s'occupe des entreprises gèrant l'importation. Le réseau NEWS est celui des magasins spécialisés tandis que le FLO (Fairtrade Labelling Organizations) est celui de tous les labels, dont notamment Max Havelaar. Ces 4 grands groupes forment la FINE.
Quelques labels : Made in Dignity (Oxfam - Belgique), Bio Equitable, Fibre Citoyenne, Minga (France). (Pour une liste complète des labels français, consulter "le commerce équitable en 10 questions", disponible au téléchargement en bas de cet article)
Outre les produits alimentaires, il y a l'industrie du coton avec des marques de vêtements telles que Max Havelaar ou Ideo, ou de chaussures telle que Veja.
Vous pouvez également trouver vaisselle, objets d'art, jouets, ballons de foot, meubles, bijoux, huiles essentielles... Et aujourd'hui le système s'étend même à des "voyages équitables".
Notons que le label AlterEco reconnaît aussi une origine biologique de ses produits.


Les défauts : ce que l'on reproche au commerce équitable est de favoriser un peu plus la dépendance des pays défavorisés aux besoins des "pays riches", et moins leur développement autonome dans une culture alimentaire qui leur serait propre (point de vue altermondialiste). On lui reproche le peu de fiabilité de ses labels, et aux importateurs, de faire des profits et d'utiliser ce nouveau commerce comme un prétexte pour se démarquer des concurrents.

Les enjeux d'aujourd'hui : développer le système dans la grande distribution tout en surveillant les abus, valoriser autant les petits producteurs des pays "riches" que ceux du commerce équitable, et enfin développer l'économie intérieure de chaque pays défavorisé pour que chacun crée son propre "commerce équitable".

Les conséquences d'un développement général : la notion d'"équité" serait le moteur de la réforme complète du commerce international. Plus de capitalisme inégalitaire mais un commerce humanitaire.


vous trouverez toutes ces informations sur http://www.commercequitable.org/commercequitable/

par J.J.

µrochąiŋ ąrrêT: l'europe doit rembourser

la chroniQue 'vous richtons, nous richtez'

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dossier sur macdo
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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 08:55
Modifié le mercredi 14 mai 2008 19:17