| 10h37 |

Chine, Nigéria, Malaisie, où donc votre vieil ordinateur pourrit il ?

Une colonne de camions chargés à la gueule de vieux ordinateurs et d'équipement électronique désuet stationne sur le port de Taizhou dans la province de Zhejiang au sud est de la Chine. Des conteneurs entiers de matériel informatique périmé sont déchargés de bateaux en provenance du Havre, de Rotterdam, et des ports américains. À quelques kilomètres de là, les camions vont aller décharger ces débris électroniques dans une immense décharge. Des piscines de liquide huileux surmontées de tonnes de matériel en voie de décomposition s'étendent à perte de vue. Bienvenue dans le plus grand dépotoir informatique à ciel ouvert du monde. La plupart des ordinateurs morts que l'on trouve ici viennent d'Europe, des Etats-Unis, et du Japon.

[...] Pourquoi ? Parce que cela ne coûte rien ou presque, puisque la main-d'oeuvre qui travaille ici au retraitement des déchets électroniques mondiaux est une des moins onéreuse du globe. Ici, le salaire moyen oscille entre 2 et 4 dollars par jour. [...] Ce commerce illégal continue à ciel ouvert, et au su de ceux qui souhaitent seulement ouvrir les yeux.


Recyclage sauvage

Dans les ateliers à ciel ouvert de Taizhou, des centaines d'ouvriers fondent les composants des ordinateurs après les avoirs démantelés. Les fourneaux en brique recrachent une fumée âcre. Cadmium, béryllium, plomb, mercure, autant de composants toxiques qui sont ici exploités sans aucune précaution pour la santé des personnes qui travaillent sur les sites de recyclage (ces produits s'accumulent dans le sang et troublent l'équilibre hormonal), sans aucun souci pour l'environnement qui en prend un sacré coup également. Tout aussi dangereux, les plastiques des coques d'ordinateur et des cartes mères sont brûlés, dégageant une fumée cancérigène. Pire peut être, des bassines d'acide complètement exposées à l'air libre servent à fondre l'or contenu en micro particules dans les semi-conducteurs. Les ouvriers viennent récupérer le précieux métal sans aucune protection.

[...] En deux ans, malgré l'interdiction de 2000, rien n'a changé. Pire, les nouvelles directives officieuses chinoises sont d'aller enfouir ces déchets loin des regards, dans des zones rurales loin des côtes, poussant plus loin encore la pollution au coeur de zones jusqu'ici protégées.

Pour Jim Puckett, les responsables de cette situation en plus des autorités chinoises sont avant tout les gouvernements occidentaux et en premier lieu celui des Etats-Unis. C'est un véritable échec pour l'administration américaine qui ne peut empêcher ces décharges à ciel ouvert qui parsèment le monde. Car en plus de la Chine, l'Inde, la Malaisie, les Philippines, le Vietnam, l'Europe de l'Est et l'Afrique sont touchés par ce problème grandissant.


En 2010, 3 milliards de pièces électroniques diverses et potentiellement toxiques vont se retrouver dans la nature selon l'Association Internationale des Recycleurs Electroniques.

Gouvernements, institutions, groupes de pressions, particuliers, ne serait il pas temps d'agir ?


µrochąiŋ ąrrêT: quelques extensions informatiques

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 10:03
Modifié le lundi 23 juin 2008 15:34

| combałs | peuple et localisation : baluchs, arabian sea, pakistan, aghanistan & iran

| combałs | peuple et localisation : baluchs, arabian sea, pakistan, aghanistan & iran

nani nani
(4min)

"Toi qui connais les souffrances que nous endurons ici, ne nous oublie pas dans tes prières."
Inscription à l'entrée de l'aire d'atterissage d'Arrakeen (Archives historiques de Dar-es-Balat)
~ Frank Herbert, Les Hérétiques de Dune ~

"La situation au Balouchistan est devenue explosive : attaques contre les infrastructures et les moyens de communication, sabotages de gazoduc, attentats à l'explosif et embuscades visant les forces de sécurité (...) Le gouvernement a choisi l'option militaire et accusé les pays voisins de soutenir l'insurrection dans cette province qui a retrouvé son importance géostratégique depuis l'intervention américaine en Afghanistan ", explique Mariam Abou Zahab, spécialiste du Pakistan (1). Très peu connue, isolée et à l'écart de projecteurs médiatiques, cette région pakistanaise est pourtant la proie d'une escalade de violence permanente entre l'Armée de Libération du Balouchistan (BLA, Balouchistan Liberation Army) et les autorités centrales d'Islamabad. La mort récente d'un chef rebelle nationaliste Balouchte, Nawab Akbar Khan Bugti, tué fin août lors de combats avec les forces gouvernementales, n'a fait qu'envenimer la situation sur le terrain.
A l'origine de ce conflit dit de " basse intensité " se croisent de multiples enjeux (politique, économique, géostragégique). [...] Les Balouchtes revendiquent une plus large autonomie politique, et surtout, une meilleure redistribution des richesses tirées de ses sous-sols riches en matières premières (gaz, charbon, uranium, zinc, fer, cuivre). La province concentre près de 20% des ressources minières, principalement dans la région de Sui, et constitue une zone de transit géostratégique pour l'acheminement du gaz et du pétrole en provenance d'Asie centrale. [...] Et pour l'acheminement de ces ressources, il y a la construction du port de Gwadar, au bénéfices de la Russie, du Pakistan d'Islamabad et de la Chine.
Pourtant, malgré ses atouts, le Balouchistan est la région la plus pauvre et la moins développée du Pakistan. Elle vit dans un état de sous-développement économique chronique en dépit de la richesse de ses sous-sols et les nombreux projets d'exploitation des ressources naturelles lancés par le gouvernement pakistanais."


par Julien Nessi, pour le site ewropeans magazine, 9 novembre 2006.

Les Baloutches constituent une nation d'à peu près 12 millions de personnes, répartis telle une diaspora sur les terres éclatées du Baluchistan, entre le sud du Pakistan, le nord-est de l'Iran et le sud de l'Afghanistan. C'est au Baluchistan pakistanais que les esprits indépendantistes sont les plus vigoureux, après trois grandes guerres successives entre les tribus baloutches et les armées d'Islamabad, capitale du Pakistan. Cependant, l'oppression est dure : à la fois militaire (bombardements sur les villages civils et harcèlement des troupes, enlèvements et tortures) et politique (discriminations, éléctrifications des villages).
En Iran, la communauté subit une autre sorte d'oppression, religieuse celle-là. Les Baloutches étant pour la plus grande majorité des sunnites musulmans (hanafites), les oppressions sont initiées par les chiites, au nom de la guerre contre l'espionnage américain. Les Baloutches iraniens refusent cependant tout union avec la cause des Baloutches pakistanais, et prônent au contraire un Iran fédéral, capable de donner aux diverses cultures de son territoire une relative autonomie.
Enfin, en Afghanistan, les communautés Baloutches, installées dans les provinces de Kandahar, Hellmand et Nimrouz, sont prises entre les feux des armées aveugles de l'OTAN et des Talebans.*

par J.J.

µrochąiŋ ąrrêT: peuples de l'abya yala

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* Mais en Afghanistan, il faut comprendre que la naissance du mouvement Taleban, en 94, qui s'est faite dans la région même des villages baloutches et pachtounes, a été reçu comme une véritable libération. Les moudjahiddin, ces guerriers formés à la résistance contre les soviets, dans les années 80, avaient acquis une telle renommée de pilleurs et de violeurs, que la guerre que leur livrèrent les Talebans fut largement soutenue par les civils.
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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 10:04
Modifié le mercredi 23 avril 2008 03:24

| l'objectiƒ |


rescue in a wreck
(2min)

"Les concepts sont comme une grille transparente au travers de laquelle nous voyons l'univers, et qui nous donnent parfois l'illusion que cette grille est réellement cet univers."

Cogitor Eklo de la Terre
~ Brian Herbert & Kevin J.Anderson, La guerre des machines ~

Après visionnage du Prestige, de Christopher Nolan (2006), il m'est venu à l'esprit un petit détail sur le cinéma. Il existe en fin de compte une certaine manière d'aborder une histoire. On part d'un concept, très particulier (Cube - Vincenzo Natali, 1997), ou très banal (l'univers des magiciens) et on construit tout le scénario sur ce concept. Dans un concept, tout est utilisé pour le mener à bien, et ça peut aussi être le scénario en lui-même. Comme au théâtre, où le décor peut-être utilisé pour tromper le spectateur, le film entier peut être une tromperie (c'est d'ailleurs encore plus facile puisqu'à la différence du théâtre, il y a le montage) Dans Le Prestige, on parle des magiciens, de numéros et de concurrence. Le film est ainsi construit comme une pièce de magie et sur un jeu continuel de volte-face. La fin est aussi surprenant qu'une pièce de magie. Dans Identity (James Mangold, 2002), le film entier se déroule dans la tête du tueur (et le meilleur, c'est qu'en disant cela, je ne vous dévoile même pas la fin) car le concept, c'est justement ce tueur. Dans Saw (James Wan, 2004), le serial-killer agit avec une méthode bien particulière, un défi imposé à ses victimes, dont l'issue est par défaut mortelle. Il est normal que le film apparaît lui-même comme un défi tout entier, une machination de ce même tueur (un fin qui vous retourne l'estomac). Dans Seven (David Fincher, 1995), le film, là encore, est "contrôlé" par le tueur et jusqu'au bout, il mènera son jeu de massacre, au nez et à la barbe du spectateur, un peu comme Usual Suspects (Bryan Singer, 1994). Dans The Game (1997), de David Fincher, le fameux "jeu" nous prend aussi au dépourvu, en même temps que l'acteur principal. De même que la révélation finale de Fight Club (1999) est saisissante pour nos yeux aiguisés. Sans parler de ces films où l'acteur/actrice principale EST le tueur. Vous l'aurez compris, rien n'est plus excitant qu'un film dont la fin vous surprend, et dont vous n'avez rien vu venir (c'est toujours mieux puisqu'en plus, en général, une telle fin est ponctuée par la victoire de l'ennemi, ce qui brise un peu les règles du cinéma) Ce qui rend l'effet encore plus délectable, c'est que les scénaristes prennent soin de vous mettre sous les yeux pendant tout le film, des détails de la supercherie. Je pense pour ma part que le "concept ultime" où le film "devient" littéralement ce qu'il raconte, c'est Le Projet Blair Witch (Daniel Myrick, Eduardo Sanchez, 1999). A méditer.

par J.J.

µrochąiŋ ąrrêT: acteurs méconnus du cinéma américain (1)

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 10:05
Modifié le samedi 16 février 2008 21:12

| bonobo |

| bonobo |
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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 10:06
Modifié le dimanche 03 février 2008 15:26

| le siXième continent | la dynastie des squelettes

| le siXième continent | la dynastie des squelettes
« C'est sous le règne de Qin Shi Huang que les 2000 premiers kilomètres de la Grande Muraille furent construits, par peur, sans doute, des barbares du nord appelés Xiongnu. »

La civilisation Xiongnu : un enjeu de taille

Depuis plus de dix ans, la Mission archéologique française en Mongolie, en étroite collaboration avec l'Académie des Sciences de Mongolie a entrepris un vaste programme d'étude sur la civilisation xiongnu. S'agissant de reconsidérer à la lumière des fouilles archéologiques l'un des points les plus obscurs de l'histoire de l'Asie des steppes, l'enjeu est de taille. En effet, on sait que les confédérations xiongnu, au cours des 3e et 2e siècles av. notre ère parviennent à s'imposer sur un immense territoire de quelque 3500 km dans le sens est-ouest, de la Mandchourie à l'Altaï et de 1000 km dans le sens nord-sud, du lac Baïkal à la boucle du fleuve Jaune. Cette suprématie contribue à modifier la carte géopolitique régionale. En réaction à leurs menaces, le premier empire Chinois, créé en 221 av. notre ère, se protège derrière des tronçons de la future Grande Muraille. Les Han, leurs successeurs, ne parviendront qu'au cours du 1er siècle de notre ère à démanteler la puissance xiongnu.
Civilisation apparemment sans écriture, les seules renseignements disponibles sont dus au chroniqueur han Sima Qian (145-86 av. notre ère) puis à ses successeurs, historiens officiels à la cour. Au chapitre 110 de ses Mémoires historiques, Sima Qian consacre aux Xiongnu un long développement. Bien que ces documents demeurent précieux, ils n'en restent pas moins des témoignages rédigés par leurs adversaires. La vérification sur le terrain même, en Mongolie, apporte de nombreux ajustements aux indications fournies par les sources écrites. Toutefois, à l'exception de l'abondante moisson issue des fouilles de P. Kozlov, conduites à Noïn Ula dans les années 1920, les informations collectées ultérieurement en Mongolie ne permettaient guère d'étayer de nouvelles hypothèses.


Les Xiongnu étaient des pasteurs semi-nomades, éleveurs de chevaux et de b½ufs. Ils utilisaient probablement déjà la yourte, habitation toujours en usage chez les nomades de l'Asie centrale. On sait aussi qu'ils construisaient des habitations semi-troglodytiques. Ils pratiquaient des chasses collectives et utilisaient des faucons. C'était des prisonniers de guerre qui cultivaient la terre : des Chinois ou des hommes originaires des oasis de l'Asie centrale. Ces captifs effectuaient également des travaux artisanaux.
D'après les sources chinoises, les Xiongnu étaient divisés en vingt-quatre tribus, elles-mêmes subdivisées en clans et familles patrilinéaires. Les principaux clans sont : Huyan, Xubu et Luandi. La société était divisée en classes, comprenant des aristocrates, divisés en une noblesse de sang apparentée au shanyu et une noblesse de talent, et des hommes du peuple. Autour du shanyu, au pouvoir héréditaire mais non absolu, gravitaient des princes répartis en différents grades. Le souverain ne pouvait prendre son épouse que dans un nombre limité de clans. Les Xiongnu pratiquaient la polygamie et le lévirat.
Les Xiongnu avaient de véritables institutions judiciaires. Les criminels étaient jugés lors de procès qui ne duraient jamais plus de dix jours. Les punitions appliquées étaient l'exécution, la confiscation des biens ou la mutilation. La violation de la discipline militaire était punie de mort. Les soldats étaient répartis en unités de dix hommes. Dix de ces unités formaient une centaine, dix centaines formaient un millier et dix milliers constituaient ce que les Mongols appellent un tümän. C'était une organisation militaire très courante en Asie centrale. Les femmes montaient à cheval et participaient à des actions de défense ainsi qu'à l'entraînement des enfants.


µrochąiŋ ąrrêT: deux preuves d'une civilisation avant la nôtre

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# Posté le jeudi 05 juillet 2007 10:07
Modifié le mercredi 01 octobre 2008 08:56