| vous richtons, nous richtez |

Faits et méfaits du capitalisme, industries ou bienfaiteurs, pollueurs, boursiers, commerçants, exploitation des hommes et profits de par le monde...

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µrochąiŋ ąrrêT: chantage

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 03:32
Modifié le lundi 04 février 2008 06:18

| be human |

| be human |
"POINT DE VUE:
Blague: "C'est l'histoire d'un type qui va chez son médecin. Il porte un chapeau haut de forme. Il s'assied et ôte son chapeau. Le médecin aperçoit alors une grenouille posée sur un crâne chauve. Il s'approche et constate que la grenouille est comme soudée à la peau.
- Et vous avez ça depuis longtemps ? s'étonne le praticien.
C'est alors la grenouille qui répond:
- Oh vous savez, docteur, au début, ce n'était qu'une petite verrue sous le pied."
Cette blague illustre un concept. Parfois on se trompe dans l'analyse d'un évènement parce qu'on est resté figé dans le seul point de vue qui nous semble évident."

~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

Parlons sexe. L'humain emploie une grande variété d'artifices différents pour séduire, ainsi que pour copuler. A la différence de ses frères animaux qui ont en général chacun une parade ou un atout naturel pour attirer ses futurs partenaires, l'humain est sur ce plan atrophié. Ses effluves sexuelles, naturellement émises par le corps lors de l'échange ou de l'excitation, sont peu détectables, moins importantes que chez d'autres espèces. Là où le paon emploie la roue, le cerf le brame et la luciole la chimie électrique, l'humain emploie le parfum, le maquillage, les vêtements et la manière d'être. En tant que rituels de séduction, ils sont éphémères. Même le comportement qui sert la séduction peut subitement changer, une fois l'acte accompli, ou la liaison acceptée, et laissera place à la vraie nature de l'individu. Hormis tous ces artifices, il y a bien sur le physique qui motive l'attirance sexuelle. Remarquons que le genre féminin s'y trouve plus expert que les mâles. Le sexe et la beauté sont les charnières de la civilisation humaine.
Parlons tentations. L'humain est attiré parce qu'il ne peut avoir. Derrière un interdit. Lever un secret est la tentation la plus forte que peut ressentir un être humain. Et l'apparence du secret est la moins solide des forteresses ; Derrière une vitrine. L'être humain est facilement tenté d'acheter tout ce qu'il lui plaît, du premier coup d'½il. Il n'hésite pas à se ruiner parfois pour satisfaire cette tentation. Remarquons deux tendances relatives aux deux sexes : le mâles sont en général attirés par l'acquisition de voitures, outils, armes, films. Leur recherche est généralement solitaire. Les femelles sont attirées par les parfums, vêtements, bijoux, livres, sacs, chaussures. Elles sont, pour cette occasion, en général réunies en groupe. Leur activité est appelée « shopping ».
Parlons opinion. L'humain a tendance de se convaincre de sa première impression sur ce qu'il peut comprendre. Quand il s'agit d'avoir une opinion sur quelque chose qui amène a réfléchir, l'humain se fait en général ses propres convictions, avec ses propres repères, sans trop réfléchir. Il sera très difficile pour lui de s'en débarrasser ensuite, car ces mêmes convictions seront imprégnées dans son subconscient comme sur une pellicule. Il peut s'agir de préjugés, de principes, de jugements. La motivation première de l'opinion est le ressenti : glissez une araignée particulièrement affreuse dans le lit d'un enfant, et vous êtes sûr qu'il sera arachnophobe toute sa vie, même si, au final, l'araignée ne pouvait lui faire de mal. Faîtes goûter à un humain un pot de nutella ou un coca-cola et vous êtes sûr qu'il n'en dira jamais du mal.
Quand l'homme cessera de se fier aux apparences pour mieux comprendre ce qu'il y a derrière les choses, alors ce sera effectivement un « homo sapiens sapiens ».

Parlons attachements. L'humain tient une tendance facile à s'attacher aux objets qu'il possède. Parce qu'ils sont "jolis" (objet d'art, décoratif), utiles (un simple briquet, un vêtement, un cd), affectifs (une photo, un souvenir, un cadeau); ils représentent un évènement particulier, une date, une personne. Dans bien des cas, la valeur en argent de cet objet est la première des motivations. Parce qu'il est cher, il fait partie de la fortune personnelle. Le comble de l'attachement est l'avarice. Le "capitalisme" tend à donner plus de valeur aux choses qu'aux personnes. On pleure presque plus la disparition d'un objet que la disparition d'un être humain. Il est très difficile de récupérer un objet à une personne. Par contre, il est facile pour une personne de tout perdre d'un seul coup.
Comme cette tendance à s'attacher aux objets qu'il possède, l'humain aime bien décorer, soigner, styler son habitat, pour pouvoir le rendre "agréable aux yeux". Cela est suffisant pour le rendre heureux. Et au contraire, lorsque sa maison est simple, dénuée de décoration particulière, l'humain est triste (à moins qu'il ait un moral d'acier). Comme les animaux à sang froid qui dépendent de la température extérieure pour évoluer, le caractère de l'humain dépend de l'apparence de son environnement.

Le confort est une affaire de perception.

par Naz-le-Barbant, éminent scientifique de l'Empire Sh'ré. - relevés anthropologiques: être humain au stade +200 000 ans après la date d'introduction dans son milieu.

"PROPRETE : Qu'y a t-il de plus propre qu'une mouche ? Elle se lave en permanence, ce qui pour elle n'est pas un devoir mais un besoin. Si toutes ses antennes et ses facettes ne sont pas impeccablement propres, elle ne repérera jamais les aliments lointains et elle ne verra jamais la main qui tombe sur elle pour l'écraser. La propreté est un élément de survie majeur chez les insectes."

~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

µrochąiŋ ąrrêT: auto-estime

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 03:33
Modifié le jeudi 24 avril 2008 13:44

| y a du raъ |


µarce que rien n'est important
(5min)

"Ne comptez pas ce que vous avez perdu
Ne comptez que ce qu'il vous reste."

Sutra zensunni du Premier Ordre
~ Brian Herbert & Kevin J.Anderson, Le Jihad Butlérien ~

L'humain s'attache à ce qu'il possède. Dans un monde où tout est présenté dans une vitrine, où tout est soumis à la tentation, les objets prennent une importance... surprenante. Avant, on mangeait dans une gamelle; une gamelle était une gamelle, facilement remplaçable par une autre. On ne voyait que le caractère utile de la chose. Maintenant, une assiette est irremplaçable puisqu'elle possède une caractéristique qui lui est propre: décoration, forme... ce n'est qu'un exemple parmi d'autres. L'humain a tendance à s'approprier ces formes, ces couleurs, pour son confort personnel. En fin de compte, qu'est-ce que cherche à faire l'humain en s'attachant ainsi à des objets ?
Certains font des "collections"; ils accumulent toutes les variétés issues d'un seul et unique objet: cannettes, timbres, capsules, verres, voitures, etc. Certains recherchent l'"objet rare", qui ne se trouve qu'une fois (trop d'"objets rares", et leur maison devient trop "désordonnée" pour les autres humains) Certains se créent un style ; enfin, il y a ceux qui s'approprient des objets parce qu'ils les aiment bien. Même si, en général, ils finiront toujours par ressentir le besoin de montrer aux autres POURQUOI ils les aiment bien et COMMENT ils les ont trouvé. Peut-être espèrent-ils se sentir "puissants" en ayant sous leur empire autant de richesse (ils en deviennent même passionnels) ou briller en société par leur "goût" de l'exotisme, de la rareté, de l'unicité; Peut-être, finalement, que la reconnaissance sociale est plus motivante que le fait de posséder un objet parce qu'on l'aime bien.
"S'attacher à un objet", c'est aussi: enregistrer les films qui passent à la télé, acheter le dernier pantalon à la mode, acheter le dernier ordinateur en date, ramener un souvenir, amener sa valise en voyage, posséder un animal, ressentir de la jalousie envers quelqu'un, s'enrichir.
Cette identification à ses objets est propre à l'être humain. On constate que certains, par opposition, ont une philosophie inverse, et se contentent de peu. Peut-être qu'il faut apprendre à "lâcher-prise" sur tout ce qu'on possède. Quand on possède beaucoup, le risque est grand de tout perdre d'un seul coup. Quand on possède peu et qu'on se désintéresse de ces choses, la perte n'est plus une douleur. Au contraire, c'est une source de changement, une nouvelle expérience, une aide supplémentaire à son développement personnel.
Solution: la manière douce. On se dit qu'on a pas besoin de posséder certains objets. Faire la différence entre vouloir posséder ça et avoir besoin de ça. Supprimer ces choses, et vous les supprimez du coup de vos soucis.
Quand à la manière forte, c'est quand on vous prend tout ce qui vous appartient. Du jour au lendemain, vous pouvez tout perdre. On peut y réagir par des extrêmes: soit on tente de se reconstituer sa richesse, soit on fait le voeu de ne plus connaître une telle douleur et de ne posséder que le minimum.
Vouloir posséder, pour un être humain, est inévitable. C'est comme une drogue, ça fait partie de sa nature. Il devient du coup très dur de concevoir que l'on peut vivre sans possessions. Si vous ne trouvez aucune utilité à cet article, alors c'est peine perdue. Si au contraire, vous comprenez son intention, alors il reste peut-être une chance.

par J.J.
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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 03:33
Modifié le samedi 16 février 2008 21:30

| [rev]O[lutions] |

| O |
problème n°7: comment punir moralement les criminels, violeurs, tortionnaires de la meilleure façon qui soit ?
localisation: X
solution: "empathie"
origine de la solution:


"EMPATHIE : L'empathie est la faculté de ressentir ce que ressentent les autres, de percevoir et de partager leurs joies ou leurs douleurs. (En grec, pathos signifie "souffrance".) Les plantes elles-mêmes perçoivent la douleur. Si on pose les électrodes d'un galvanomètre, machine à mesurer la résistance électrique, sur l'écorce d'un arbre et que quelqu'un appuyé contre elle s'entaille le doigt avec un couteau, on constate une modification de cette résistance. L'arbre perçoit donc la destruction des cellules lors d'une blessure humaine. Cela signifie que lorsqu'un humain est assassiné dans une forêt, tous les arbres le perçoivent et en sont affectés. D'après l'écrivain américain Philip K. Dick, auteur de Blade Runner, si un robot est capable de percevoir la douleur d'un homme et d'en souffrir, il mérite alors d'être qualifié d'humain. A contrario, si un humain n'est pas capable de percevoir la douleur d'un autre, il serait justifié de lui retirer sa qualité d'homme. On pourrait imaginer à partir de là une nouvelle sanction pénale : la privation du titre d'être humain. Seraient châtiés ainsi les tortionnaires, les assassins et les terroristes, tous ceux qui infligent la douleur à autrui sans en être affectés."


~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

votre opinion ?

"L'atrocité est reconnue comme telle par la victime tout autant que par celui qui la perpètre, par tous ceux qui en ont connaissance à quelque degrés que ce soit. L'atrocité n'a pas d'excuse, pas de circonstance atténuante. Jamais elle n'équilibre ni ne corrige le passé. Elle ne fait qu'armer l'avenir pour d'autres atrocités. Elle se perpétue d'elle-même selon une forme barbare d'inceste. Quiconque commet une atrocité commet toutes les atrocités futures ainsi engendrées."
- Les Apocryphes de Muad'Dib.
~ Frank Herbert, Les Enfants de Dune ~


µrochąiŋ ąrrêT: emmaüs

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 03:38
Modifié le lundi 28 avril 2008 05:34

| terяes de couleurs | lyon-bristol

| terяes de couleurs | lyon-bristol
Toutes ces gouttes d'eau qui dansent dans le ciel, puis s'écrasent avec insolence sur le sol et les gens... Toutes semblent se moquer de moi. Le bruit qu'elles font en tombant vient me murmurer à l'oreille, comme si j'étais dans un songe : « Admire ce beau spectacle, Luc, il est pour toi ! Rien que pour toi. » Et la cohue de la gare de la Part-Dieu voudrait leur donner raison. Car les autres courrent, la tête à des affaires de premier ordre, pressés par des rendez-vous trop importants, se cherchent en vain, se croisent sans jamais se rencontrer. Aucun d'entre eux n'a dû prendre le temps de remarquer la pluie. D'ailleurs, il ne pleut pas.

Je trouve l'escalier menant à ma voie sans problème. Situé aux confins de la gare, dans un endroit sombre et peu fréquenté, il fait sans doute honneur au train Corail qui m'attend. En extirpant mon billet de mon sac de voyage, je repense à tout ce que je laisse derrière moi. Une famille qui ne sait rien des vraies raisons de mon départ. Des amis préparés à mon absence avec la cuite de ma soirée d'adieu. Enfin, ceux qui y étaient. Des études pleines de belles promesses, pour qui veut bien y croire. Et le reste, un passé un peu trop encombrant pour moi.

Perdu dans mes pensées, je ne remarque pas que le composteur est en panne ; il faut que mon billet bute sur les scotchs oranges placés devant l'ouverture pour que je les remarque, ainsi qu'un autocollant forcément inratable. Hors service. Je me sentirais con pour la peine, si je pouvais concevoir que quelqu'un m'aie regardé faire. Mais les gens passent à côté de moi, sans s'attarder. Ceux qui me précèdent dans l'escalier présentent mécaniquement leurs billets à la machine en état de marche. Sur le côté, je remarque un couple d'ados qui s'embrassent. Les deux êtres semblent se confondre, jusqu'à ne former plus qu'un. La seule vue de ce spectacle pourrait m'inspirer une dizaine de chansons. De toutes façons, il n'y a que la foi qui sauve. Ou l'amour. Ou... quoi, déjà ?

J'attrape la bride de mon sac et la pose sur mon épaule gauche, puis je présente mon billet au composteur qui fonctionne. Un bruit sec et bref m'indique que c'est fait. Qu'à partir de maintenant, je ne peux plus revenir en arrière. Et pour la première fois que j'ai eu cette idée, le doute. Vouloir vivre ses rêves, pour ses rêves, cela peut-il être autre chose que pure folie ? Une femme, arrivant derrière moi, ne se pose sûrement pas la question. Elle pousse ma main pour pouvoir composter son billet, et me contourne en maugréant que tous les jeunes sont des plaies, toujours dans la Lune, et que ce satané train ne l'attendra sûrement pas. La tête dans le brouillard de ses propres (des)illusions, elle se laisse happer par l'escalier. Pour ne pas encombrer plus le passage, je me décide à chasser ce doute et à monter aussi. Tout en gravissant les marches, et en glissant mon billet dans ma poche, je m'inquiète maintenant pour ma guitare, que j'avais presque oubliée malgré le poids sur mes épaules. L'humidité ambiante doit faire travailler son bois. En fait, ce n'est pas si grave. Là-bas, à Bristol, elle risque de connaître la même chose tous les jours. Bristol... Ce nom semble sans cesse ressassé par les milliers de gouttes d'eau, ces apprenties voltigeuses en mal d'impatience, lorsqu'elles viennent tutoyer le sol. Comme un avant-goût acide, une dédicace facétieuse. Arrivé sur le quai, je m'approche du bord et je lève les yeux vers le gris du ciel. Merci pour le spectacle, vraiment.


par emka

µrochąiŋ ąrrêT: danmark

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 03:39
Modifié le dimanche 06 avril 2008 13:50