| la croix de mal†e |

Médecine alternative, médecine orientale, compréhension des maladies par la compréhension de l'individu malade...

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| la croix de mal†e |
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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 07:14
Modifié le mercredi 13 février 2008 18:47

| dialoGue de sourds | théorie

| dialoGue de sourds | théorie

la java des bombes atomiques
(2min)

"Créer une théorie". Nous sommes confrontés au problème posé par ce mot, "créer". Chaque fois qu'un scientifique, un théoricien, un historien et d'autres disciplines diverses et variées postulent sur une théorie, on parle de "création". Einstein n'a pas "crée" la théorie de la relativité, Newton n'a pas "créer" la théorie de la gravité. On parle plutôt de découverte. Toutes les théories sont déjà dans la nature. Elles traitent de mécanismes inhérents à la nature, à l'univers, qui étaient demeurés secrets jusqu'alors (lorsqu'elles sont vraies, ou en partie vraies) Dire que l'on a"crée" une théorie, c'est avoir l'esprit tourné vers le bénéfice et le prestige que cela pourrait apporter. On paraît bien plus important quand on se trouve créateur, et non explorateur. Tournons-nous vers d'autres mots. Puisque toute nouvelle théorie doit chaque fois être soumise à la critique et aux jugements de ceux qui ont les moyens de le faire, parlons avec le mot "avancer" plutôt que "créer". Comme on "proposerait" une réforme politique. "Avancer", cela induit la recherche qui aura été mise en oeuvre, les efforts de réflexion. Cela induit le caractère de "découverte". Et induit enfin qu'on ne fait que proposer une théorie, une invention, un principe et non une vérité. On remarquera d'ailleurs que la science repose ses fondements sur un certain nombre de théories. Mais si elle découvre, donc, des postulats qui peuvent tout chambouler, alors les anciennes théories deviennent obsolètes.
=>"Avancer une théorie".

par J.J.

µrochąiŋ ąrrêT: "être artiste"

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 07:16
Modifié le jeudi 14 février 2008 05:13

| cђroniques du millénaire |

| cђroniques du millénaire |

rêves et foi
(3min)

"LA CROISADE DES ENFANTS : En Occident, la première croisade des enfants eut lieu en 1212. Des jeunes désoeuvrés avaient tenu le raisonnement suivant : "les adultes et les nobles ont échoué à libérer Jérusalem parce que leurs esprits sont impurs. Or nous, nous sommes des enfants, donc nous sommes purs." L'élan toucha essentiellement le Saint Empire romain germanique. Un groupe d'enfants le quitta pour se répandre sur les routes en direction de la Terre sainte. Ils ne disposaient pas de cartes. Ils s'imaginaient aller vers l'est mais, en fait, ils se dirigeaient vers le sud. Ils descendirent la vallée du Rhône et, en chemin, leur foule s'accrut jusqu'à comprendre plusieurs milliers d'enfants.
En chemin, ils pillaient et volaient les paysans.
Plus loin, leur dirent des habitants, ils se heurteraient à la mer. Cela les rassura. Ils étaient convaincus que, comme pour Moïse, la mer s'ouvrirait pour laisser passer cette armée d'enfants et l'amener à pied sec jusqu'à Jérusalem.
Tous parvinrent à Marseille, où la mer ne s'ouvrit pas. Vainement ils attendirent sur le port, jusqu'à ce que deux Siciliens leur proposent de les conduire en bateau jusqu'à Jérusalem. Le enfants crurent au miracle. Il n'y eut pas de miracle. Les deux Siciliens étaient liés à une bande de pirates tunisiens qui les menèrent non pas à Jérusalem mais à Tunis, où ils furent tous vendus comme esclaves, à bon prix, sur le marché."


~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

µrochąiŋ ąrrêT: prix darwin

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 07:18
Modifié le samedi 28 juin 2008 09:03

| terяes de couleurs | los alpujarras, andalucia

| terяes de couleurs | los alpujarras, andalucia

au sud
(4min)

« Promenade dans les ruelles

... semblant s'accrocher au flanc de la colline quoi qu'il arrive, on prend plaisir à se prélasser dans les ruelles quand enfin le printemps nous fait les yeux doux. Ici le temps semble s'être arrêté pour nous permettre de profiter du murmure d'une cascade ou le chant d'un oiseau mélomane ou bien le silence andalou d'une sieste bien méritée derrière ces rideaux de fils ou de plastiques multicolores simplement trouble par le grincement d'une chaise à bascule je vous laisse vous promener pour vous retrouver dans un autre village... à bientôt.

Les gardiens du temps

Les clochers se hissent vers le ciel rythmant les heures en surveillant le temps. Les villages endormis l'après-midi, immobilises par la chaleur, semblent retenir le temps derrière les grilles des fenêtres puis tout à coup, comme mus par une indicible envie de prendre l'air, les places des villages se remplissent, les conversations s'animent, et les villages reprennent vie.

La laborieuse

Mystérieuse l'Alpujarra, dresse son passé laborieux en élevant les pierres arrachées à son antre, témoin de le fierté des andalous à extraire le plomb de cette sierra. Maintenant uniquement gardées par les chèvres "coton".

Que les villages blancs sont beaux l'hiver !

Jamais je ne me lasserais de regarder ces villages blancs inondés de lumière, par un brillant soleil d'hiver. Aujourd'hui, les 20º de l'après-midi ne font que renforcer mes convictions, et mon désir de vous faire partager la découverte des Alpujarras Almériennes. Car même au mois de janvier, il est agréable de croiser une fontaine. Les lavoirs résonnent encore des rires des lavandières qui se perdent dans les ruelles escarpées. »

par clarance

µrochąiŋ ąrrêT: baluchistan

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extraits du blog VIVRE LES ALPUJARRAS ici
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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 07:20
Modifié le dimanche 11 mai 2008 14:42

| contes et légendes inachevées |


sur les terres du milieu
(6min)

Saroumane se remit sur pied et fixa les yeux sur Frodon. Il y avait dans son regard en même temps de l'étonnement, du respect et de la haine. « Vous avez grandi, Semi-homme, dit-il. Oui, vous avez beaucoup grandi. Vous êtes sage, et cruel. Vous avez retiré toute douceur à ma vengeance, et maintenant, il me faut partir d'ici l'amertume au coeur en reconnaissance de votre miséricorde. Je la hais et vous aussi ! Eh bien, je m'en vais et je ne vous inquiéterai plus. Ne comptez pas toutefois que je vous souhaite santé et longue vie. Vous n'aurez ni l'une ni l'autre. Mais ce n'est pas de mon fait. Je vous le prédis, simplement. »
Il s'éloigna, et les hobbits ouvrirent un chemin pour son passage ; mais on put voir blanchir les articulations de leurs mains, crispées sur leurs armes. Après un instant d'hésitation, Langue de Serpent suivit son maître.
« Langue de Serpent ! appela Frodon. Vous n'êtes pas obligé de le suivre. Je ne sache pas que vous m'ayez fait aucun mal. Vous pouvez avoir ici repos et nourriture pendant quelque temps, jusqu'à ce que vous ayez repris des forces et soyez en état de suivre votre propre chemin. »
Langue de Serpent s'arrêta et se retourna vers lui, à demi prêt à rester. Saroumane fit demi-tour. « Aucun mal ? fit-il avec un petit rire sec. Oh non ! Même quand il se glisse au-dehors la nuit, ce n'est que pour contempler les étoiles. Mais n'ai-je pas entendu quelqu'un demander où se cacher le pauvre Lothon ? Tu le sais, n'est-ce pas, Serpent ? Veux-tu me le dire ? »
Langue de Serpent se tassa sur lui-même et dit d'un ton geignard : « Non, non ! »
« Eh bien, je vais le faire, dit Saroumane. Serpent a tué votre Chef, ce pauvre petit type, votre gentil petit Patron. N'est-ce pas, Serpent ? Il l'a poignardé dans son sommeil, je pense. Il l'a enterré, j'espère ; bien que Serpent ait eu grand-faim ces derniers temps. Non, Serpent n'est pas vraiment gentil. Vous feriez mieux de me le laisser. »
Un regard de haine sauvage parut dans les yeux rouges de Langue de Serpent. « C'est vous qui m'avez dit de le faire ; vous m'y avez obligé », siffla-t-il.
Saroumane rit. « Tu fais ce que Sharcoux dit, toujours, n'est-ce pas, Langue de Serpent ? Eh bien, maintenant, il te dit : suis-moi ! » Il décocha un coup de pied dans la figure de Langue de Serpent, à plat ventre ; après quoi, il se retourna et s'en fut. Mais là-dessus, il y eut un bruit sec : Langue de Serpent se dressa soudain, tirant un poignard caché, et, avec un grognement de chien en colère, il bondit sur le dos de Saroumane, lui tira la tête en arrière, lui trancha la gorge et s'enfuit en hurlant dans le chemin. Avant que Frodon ne pût se ressaisir ou dire un mot, trois arcs de hobbits vibrèrent, et Langue de Serpent tomba mort.

A l'effroi des assistants, une brume grise s'amassa autour du corps de Saroumane ; elle s'éleva lentement à une grande hauteur comme la fumée d'un feu et, sous la forme d'un corps enveloppé d'un linceul, s'estompa par-dessus la Colline. Elle flotta un moment, tournée vers l'Ouest ; mais de là vint un vent froid, elle s'infléchit et, sur un soupir, se résorba en néant.
Frodon abaissa sur le cadavre un regard de pitié et d'horreur, car sous ses yeux il sembla que de longues années de mort y étaient soudain révélées : il se ratatina, et le visage desséché ne fut plus que des lambeaux de peau sur un crâne hideux. Soulevant le pan du manteau sale étalé à côté, Frodon l'en recouvrit et se détourna.

« Et voilà la fin de cela, dit Sam. Une vilaine fin, et je souhaiterais ne pas avoir dû y assister ; mais c'est un bon débarras. »
« Et la fin finale de la Guerre, j'espère », dit Merry.
« Je l'espère aussi », dit Frodon, en soupirant. Le tout dernier coup. Mais penser que cela doive se passer ici, à la porte même de Cul de Sac ! Parmi tous mes espoirs et toutes mes craintes, je ne me serais jamais attendu à cela en tous cas. »
« Je n'appellerai cela la fin que lorsqu'on aura remis en ordre tout ce gâchis, dit Sam d'un air sombre. Et il y faudra beaucoup de temps et de peine. »

[...]
La perte et le dommage principaux étaient les arbres, car, sur l'ordre de Sharcoux, ils avaient été férocement coupés dans toute la Comté ; et Sam en fut plus affligé que de tout le reste. En premier lieu, il faudrait longtemps pour remédier à ce dommage, et seuls ses arrière-petits-enfants, pensait-il, verraient la Comté comme elle devait être.
Puis, soudain, un jour - car il avait été trop occupé durant des semaines pour accorder une pensée à ses aventures - il se rappelle le don de Galadriel. Il sortit la boîte et la montra aux autres Voyageurs (car c'est ainsi que tout le monde les appelait à présent), pour avoir leur avis.
« Je me demandais quand tu y penserais, dit Frodon. Ouvre-la ! »
Elle était remplie d'une poussière grise, douce et fine, au milieu de laquelle se trouvait une graine semblable à une petite noix à la coquille argentée. « Que puis-je faire de ça ? » dit Sam."


~ J.R.R. Tolkien, Le Retour du Roi ~

µrochąiŋ ąrrêT: les affreux

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 07:20
Modifié le mercredi 13 février 2008 08:00