| in daGobah house | j'ai vécu sur deux planètes

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paper ink
(5min)

"PENSEE: la pensée humaine peut tout.
Dans les années 50, un porte-conteneurs anglais, transportant des bouteilles de vin de Madère en provenance du Portugal, vient débarquer sa cargaison dans un port écossais. Un marin s'introduit dans la chambre froide pour vérifier si tout a été bien livré. Ignorant sa présence, un autre marin referme la porte de l'extérieur. Le prisonnier frappe de toutes ses forces contre les cloisons, mais personne ne l'entend et le navire repart pour le Portugal.
L'homme découvre suffisamment de nourriture mais il sait qu'il ne pourra survivre longtemps dans ce lieu frigorifique. Il trouve pourtant l'énergie de saisir un morceau de métal et de graver sur les parois, heure après heure, jour après jour, le récit de son calvaire. Avec une précision scientifique, il raconte son agonie. Comment le froid l'engourdit, gelant son nez, ses doigts et ses orteils qui deviennent cassants comme du verre. Il décrit comment la morsure de l'air se fait brûlure intolérable. Comment, peu à peu, son corps tout entier se pétrifie en un bloc de glace.
Lorsque le bateau jette l'ancre à Lisbonne, le capitaine qui ouvre le conteneur découvre le matelot mort. Il lit, sur les parois, le journal minutieux de ses affreuses souffrances.
Pourtant, le plus stupéfiant n'est pas là. Le capitaine relève la température à l'intérieur du conteneur. Le thermomètre indique 19°c. Puisque le lieu ne contenait plus de marchandises, le système de réfrigération n'avait pas été activé durant le trajet de retour. L'homme était mort uniquement parce qu'il croyait avoir froid. Il avait été victime de sa seule et propre imagination."


~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

µrochąiŋ ąrrêT: koans

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 07:22
Modifié le dimanche 27 avril 2008 07:33

| anecdote |

| anecdote |
"Chaque homme a la même destination finale : la mort, au bout de la route de sa vie. Mais c'est l'itinéraire que nous suivons qui fait la différence. Certains d'entre nous ont des cartes et des buts à atteindre. D'autres sont tout simplement égarés."
Prince Rhombur Vernius, Méditations à la Bifurcation de la Route.
~ Brian Herbert & Kevin J.Anderson, La Maison Corrino ~

Être dans un bouchon.

Notre problème à nous, les humains, c'est que chacun de nous se sent obligé de faire tout comme les autres, et ensuite, de vouloir arriver premier!
La bonne odeur de gasoil lorsque vous ouvrez la vitre de votre voiture, coincé au beau milieu de 10 km de bouchons sur une autoroute en plein cagnard. Quel plaisir! Et l'animateur de radio qui vous tient au courant avec son air ahuri derrière son micro! C'est sûr que ça doit bien le faire rire l'huluberlu! Je ne peux plus supporter tous ces regards d'automobilistes imbus d'eux-mêmes qui ne trouvent rien d'autre pour occuper leur impatience que de scruter ce que font leurs voisins!
Le problème, c'est que tout le monde se dit au même moment: "oh, ben y en a bien qui s'arrêteront pour manger"/"demain, nous partirons plus tôt". Du coup, personne ne s'arrête, espérant une éventuelle ruée barbare sur les restos du bord. Que nenni, les humains pensent tous de la même façon!
Avec le nombre que l'on constitue aujourd'hui dans notre société occidentale, et avec les habitudes qui nous sont communes, standardisées, uniformisées, il n'est pas possible d'éviter les bouchons, que ce soit en voiture ou à pied. La solution vient naturellement à l'esprit, mais elle est tellement utopique à l'heure d'aujourd'hui! Il suffirait qu'il y en ait qui fassent "comme d'habitude", et qu'il y en ait un nombre égal qui rompt avec l'habitude, en toute bonne conscience. Partir plus tôt ou plus tard, non pas par envie de "doubler" tout le monde, non pas pour se croire plus intelligent, mais par souci d'humanité, par sens social. En sachant qu'une voiture en moins dans la masse, c'est toujours ça de pris, c'est toujours moins de désagrément pour les autres. Encore faudrait-il croire en la bonne volonté de nos frères humains...


par J.J.

µrochąiŋ ąrrêT: relatif/absolu

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 07:24
Modifié le dimanche 17 février 2008 04:45

| bulle ! |

| bulle ! |
Pourquoi s'acharne t-on à connaître l'identité d'un assassin, d'un violeur, d'un traficant, du fondateur d'une secte ? Pourquoi vouloir montrer sa figure en gros plan pendant des jours et des jours ; pourquoi faire un matraquage médiatique sur son procès ou sur son histoire ? Est-ce que cet homme serait le seul à pouvoir commettre de tels actes ? C'est ce que l'on pourrait finir par croire, même si les médias veulent sous-entendre avec tout ça que le meurtre, le viol, le trafic ou la secte, c'est des trucs moches. C'est une mauvaise démarche... La preuve : des gens, influencés comme par le premier film passant au cinéma du coin, reproduisent ces actes médiatisés. Et les affaires se multiplient, et les faits se répètent encore et encore. On ne résoud rien. « On patine dans la choucroute ».
Parler de ces gens-là, c'est leur donner une légitimité, un pouvoir, une justification de ce qu'ils ont fait. Ils en retirent le bénéfice de la popularité. Montrer leur tête en gros plan, c'est créer des icônes, des idoles...
Imaginez un instant que nous nous demandions non plus « qui a fait ça », mais « comment et pourquoi cela s'est passé » Est-ce qu'on ne résoudrait pas les problèmes plus rapidement ? Les criminels ne seraient plus des icônes mais des outils dans les mains des legislateurs.. Et portons ce système à plus grande échelle : il n'y aurait plus de « Hitler » dans les livres d'histoire, mais un truc comme « l'homme qui a réussi à se faire élire par le peuple et qui a pu ainsi étendre la guerre dans toute l'europe ». Oublions les noms des tares de l'humanité. Tratons les pour ce qu'elles sont.


par J.J.

"COMMENT: devant un obstacle, un être humain a pour premier réflexe de se demander: « Pourquoi y a t-il ce problème et de qui est-ce la faute? » Il cherche les coupables et la punition que l'on devra leur infliger pour que cela ne se reproduise plus.
Dans la même situation, la fourmi se demande d'abord: « Comment et avec l'aide de qui vais-je pouvoir résoudre ce problème? »
Dans le monde myrmécéen, il n'y a pas la moindre notion de culpabilité.
Il y aura toujours une grande différence entre ceux qui se demandent « pourquoi les choses ne fonctionnent pas » et ceux qui se demandent « comment faire pour qu'elles fonctionnent ».
Pour l'instant le monde humain appartient à ceux qui se demandent « pourquoi », mais un jour viendra où ceux qui se demandent « comment » prendront le pouvoir..."

~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

µrochąiŋ ąrrêT: mentos + coca cola light = association mortelle

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 07:25
Modifié le mardi 12 février 2008 14:54

| chroniques du mutanT | localisation : australia

| chroniques du mutanT | localisation : australia

nature
(2min)


« On les appelle le Peuple Sauvage. Lorsque Marlo Morgan, américaine tranquille, rencontre cette tribu d'aborigènes australiens, elle ne sait pas que sa vie va être bouleversée. Adieu cartes de crédit, loyer, échéances ! Dépouillée de ses vêtements, déconnectée de sa culture, la « Mutante » est propulsée, pieds nus, dans le bush australien... »

« En réduisant la fracture osseuse, les deux médecins aborigènes envoyaient au corps des pensées de perfection. Il se passait autant de chose dans leur te et dans leur c½ur que dans leurs mains. Le blessé était ouvert et réceptif, il croyait en une guérison immédiate et complète. Ce qui m'apparaissait comme un miracle était la norme pour la tribu. Je me demandai à quel point la souffrance des malades ou des mal portants cramponnés à leur rôle victimaire, aux Etats-Unis, est due à une programmation émotionnelle, évidemment pas consciente, mais sur un plan totalement inconscient.
Que se passerait-il aux Etats-Unis si les médecins avaient autant de foi en la capacité de guérison du corps humain qu'ils en mettent dans le pouvoir des médicaments ? Le lien entre le patient et le médecin me paraît capital. Si un médecin ne croit pas en l'amélioration possible de la santé d'un patient, rien que cette pensée peut entraver la guérison. Je sais depuis longtemps que lorsqu'un médecin annonce à son malade qu'il n'y a pas de traitement, cela signifie plutôt qu'en raison de son éducation et de la formation qu'il a reçue, il ne dispose d'aucune thérapeutique, mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de traitement. Si une autre personne a pu surmonter cette maladie, c'est que le corps humain a la capacité de guérir. (...)
- La guérison n'est pas une question de temps, me dit-on, la guérison et la maladie surviennent en un éclair. »

Marlo Morgan, message des hommes vrais au monde mutant

µrochąiŋ ąrrêT: Marlo Morgan (3)

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 07:26
Modifié le dimanche 17 février 2008 04:46

| la mouChe plate |

| la mouChe plate |
"L'OUVERTURE PAR LES JEUX : En France, dans les années soixante, un propriétaire de haras avait acheté quatre fringants étalons gris qui se ressemblaient tous. Mais ils avaient mauvais caractère. Dès qu'on les laissait côte à côte, ils se battaient et il était impossible de les atteler ensemble car chacun partait dans une direction différente.
Un vétérinaire eut l'idée d'aligner leurs quatre box, avec des jeux sur les parois mitoyennes : des roulettes à faire tourner du bout du museau, des balles à frapper du bout du sabot pour les faire passer d'une stalle à l'autre, des formes géométriques bariolées suspendues à des ficelles.
Il intervertit régulièrement les chevaux afin que tous se connaissent et jouent les uns avec les autres. Au bout d'un mois, les quatre chevaux étaient devenus inséparables. Non seulement, ils acceptaient d'être attelés ensemble mais ils semblaient trouver un aspect ludique à leur travail."


~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~
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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 07:26
Modifié le jeudi 07 février 2008 12:29