| chroniques du mutanT | localisation : australia

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hymne aux exilés
(5min)


« On les appelle le Peuple Sauvage. Lorsque Marlo Morgan, américaine tranquille, rencontre cette tribu d'aborigènes australiens, elle ne sait pas que sa vie va être bouleversée. Adieu cartes de crédit, loyer, échéances ! Dépouillée de ses vêtements, déconnectée de sa culture, la « Mutante » est propulsée, pieds nus, dans le bush australien... »

« - Le travail semble devenu un danger pour les Mutants. Au début, vous avez fondé des entreprises pour que les gens puissent se procurer collectivement de meilleurs produits qu'à titre individuel, pour qu'ils expriment leur talent personnel et s'intègrent dans le système financier. Mais maintenant le but des affaires est devenu d'entretenir le système. Cela nous paraît bizarre, parce que, pour nous, le produit est une chose réelle et que les gens sont des réalités, mais que les affaires, ce n'est pas réel. Les affaires ne sont qu'une idée, une convention, et malgré cela, elles sont devenues un but en soi. De pareilles idées sont difficiles à comprendre. (...)
Nous en nmes à l'industrie et à ses productions. C'est r, me dit-on, l'automobile est un moyen de transport pratique. Mais ça ne vaut pas la peine de devenir son esclave pour la payer, de risquer un accident suivi d'un procès qui vous créera un ennemi et de devoir partager l'eau si rare du désert avec quatre roues et un siège. Et du reste, le Vrai Peuple n'est jamais pressé. »


Marlo Morgan, message des hommes vrais au monde mutant

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 11:13
Modifié le dimanche 17 février 2008 05:06

| la gazette du sorcier |

| la gazette du sorcier |

"STRATEGIE DE CHEVAL : En 1904, la communauté scientifique internationale entra en ébullition. On croyait avoir enfin découvert "un animal aussi intelligent qu'un homme". L'animal en question était un cheval de huit ans, éduqué par un savant autrichien, le professeur von Osten. A la vive surprise de ceux qui lui rendaient visite, Hans, le cheval , paraissait avoir parfaitement compris les mathématiques modernes. Il donnait des réponses exactes aux équations qu'on lui proposait, mais il savait aussi indiquer précisément quelle heure il était, reconnaître sur des photographies des gens qu'on lui avait présentés quelques jours plus tôt, résoudre des problèmes de logique.
Hans désignait les objets du bout du sabot et communiquait les chiffres en tapant sur le sol. Les lettres étaient frappées une à une pour former des mots. Un coup pour le "a", deux coups pour le "b", trois coups pour le "c", et ainsi de suite.
On soumit Hans à toutes sortes d'expériences et le cheval prouva sans cesse ses dons. Des zoologistes, des biologistes, des physiciens et, pour finir, des psychologues et des psychiatres se déplacèrent du monde entier pour voir Hans. Ils arrivaient sceptiques et repartaient déconcertés. Ils ne comprenaient pas où était la manipulation et finissaient par admettre que cet animal était vraiment "intelligent".
Le 12 septembre 1904, un groupe de treize experts publia un rapport rejetant toute possibilité de supercherie. L'affaire fit grand bruit à l'époque et le monde scientifique commença à s'habituer à l'idée que ce cheval était vraiment aussi intelligent qu'un homme.
Oskar Pfungst, l'un des assistants de von Osten, perça enfin le mystère. Il remarqua que Hans se trompait dans ses réponses chaque fois que la solution que la solution du problème qu'on lui soumettait était inconnue des personnes présentes. De même, si on lui mettait des oeillères qui l'empêchaient de voir l'assistance, il échouait à tous les coups. La seule explication était donc que Hans était un animal extrêmement attentif qui, tout en tapant du sabot, percevait les changements d'attitude des humains alentour. Il sentait l'excitation quand il approchait de la bonne solution.
Sa concentration était motivée par l'espoir d'une récompense alimentaire.
Quand le pot aux roses fut découvert, la communauté scientifique fut tellement vexée de s'être fait aussi facilement berner qu'elle bascula dans un scepticisme systématique face à toute expérience ayant trait à l'intelligence animale. On fait encore état dans beaucoup d'universités du cas du cheval Hans comme d'un exemple caricatural de tromperie scientifique. Cependant, le pauvre Hans ne méritait ni tant de gloire ni tant d'opprobre. Après tout, ce cheval savait décoder les attitudes humaines au point de se faire passer temporairement pour un égal de l'homme.
Mais peut-être que l'une des raisons d'en vouloir si fort à Hans est plus profonde encore. Il est désagréable à l'espèce humaine de se savoir transparente pour un animal."


~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

µrochąiŋ ąrrêT: dragon chinois

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 11:14
Modifié le mercredi 14 mai 2008 20:07

| be human |

Périodiquement, la société humaine organise des jeux populaires et sportifs.
Dès que la porte des magasins est ouverte le premier jour de ces jeux, les êtres humains qui participent se précipitent en courant sur des objets ou des vêtements pour se l'approprier et le garder. Si certains veulent s'approprier, pour des motifs diverses, les objets des autres, il s'ensuit des combats extrêmement violents.

Les jours suivants sont réservés à ceux qui préfèrent chercher et trouver le premier l'objet le plus « original »*.

On suppose que par ces jeux, la société humaine veut renouveller et exalter ainsi l'instinct de territoire de ses membres.

Ils appellent cela des « soldes ».


par Naz-le-Barbant, éminent scientifique de l'Empire Sh'ré. - relevés anthropologiques: être humain au stade +200 000 ans après l'introduction dans son milieu.

µrochąiŋ ąrrêT: pouvoir

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* en humain dans le texte
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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 11:15
Modifié le jeudi 07 février 2008 06:09

| anecdote |

| anecdote |

µarce que c'est l'heure de rêver
(3min)

La sieste.
Des générations et des générations se sont succédé et ont appris à considérer la sieste comme un fardeau, plus qu'une bénédiction. Qui peut dire, pourtant, qu'il n'a pas ressenti l'habituel "coup de barre" lorsque viennent les deux heures de l'après-midi, lorsque la digestion effectue sur notre corps tout entier une légère chute de tension? La sieste est un de nos besoins vitaux. Il n'est pas indispensable au même point que d'autres besoins puisque la preuve est que l'on peut s'en passer. Mais réfléchissons un peu. Il ne sert à rien de passer outre la sieste quand notre concentration est considérablement ralentie. Au boulot, en cours, il est bien connu que notre attention l'après-midi est beaucoup moins efficace que durant le matin. Le matin, on est tout frais, l'après-midi, on vient de manger, le soir, ça va déjà un peu mieux.
Ce qui n'arrange pas les affaires, c'est que notre mode de vie actuel, à nous occidentaux, se déroule aussi la nuit, alors que l'on sait très bien que l'on se lèvera tôt le lendemain. Si la fatigue s'accumule ainsi, et que l'on ne peut faire une sieste d'au moins un heure ensuite l'après-midi, les choses sont pires.
Dans certaines écoles primaires, on pratique encore la sieste. L'idéal est d'étendre cette pratique à tous les secteurs et tous les âges. On ne préconise pas trois heures de repos par jour, loin de là... une heure est bien suffisante pour laisser au corps le temps de récupérer. Si dans notre mode de vie, on insérait cette petite heure de repos, notre concentration à la tâche en serait plus grande, et la productivité améliorée.

par J.J.

"ECOLE DU SOMMEIL : Nous passons vingt-cinq années de notre existence à dormir et, pourtant, nous ignorons comment maîtriser la qualité et la quantité de notre sommeil.
Le vrai sommeil profond, celui qui nous permet de récupérer, ne dure qu'une heure par nuit et il est découpé en petites séquences de quinze minutes qui, comme un refrain de chanson, reviennent toutes les une heure et demie.
Parfois, certaines personnes dorment dix heures d'affilée sans trouver ce sommeil profond et elles se réveillent au bout de ces dix heures complètement épuisées.
Par contre, nous pourrions fort bien, si nous savions nous précipiter au plus vite dans ce sommeil profond, ne dormir qu'une heure par jour en profitant de cette heure de régénération complète.
Comment s'y prendre de façon pratique ?
Il faut parvenir à reconnaître ses propres cycles de sommeil. Pour ce faire, il suffit, par exemple, de noter à la minute près ce petit coup de fatigue qui survient en général vers dix-huit heures, en sachant qu'il reviendra ensuite toutes les heures et demie. Si le coup de fatigue survient par exemple à dix-huit heures trente-six, les prochains suivront vraisemblablement à vingt heures six, vingt et une heure trente six, vingt-trois heures six, etc. Ce seront les moments précis où passera le train du sommeil profond.
Si on se couche pile à cet instant et si on s'oblige à se réveiller trois heures plus tard (à l'aide éventuellement d'un réveil), on peut progressivement apprendre à notre cerveau à comprimer la phase de sommeil pour ne conserver que sa partie importante. Ainsi, on récupère parfaitement en très peu de temps et on se lève en pleine forme. Un jour, sans doute, on enseignera aux enfants dans les écoles comment contrôler leur sommeil."


~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~

µrochaiŋ arrêT: relativité du temps

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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 11:15
Modifié le mardi 05 février 2008 06:14

| la lanGue pendante |

Description d'une langue complètement différente de la notre, originalité, sons insolites...

VOUS AUSSI
vous pouvez participer à cette chronique en envoyant votre propre texte à skyryu3@hotmail.fr

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| la lanGue pendante |
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# Posté le vendredi 06 juillet 2007 11:17
Modifié le jeudi 07 février 2008 06:01