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µarce que c'est l'heure de rêver
(3min)
La sieste.
Des générations et des générations se sont succédé et ont appris à considérer la sieste comme un fardeau, plus qu'une bénédiction. Qui peut dire, pourtant, qu'il n'a pas ressenti l'habituel "coup de barre" lorsque viennent les deux heures de l'après-midi, lorsque la digestion effectue sur notre corps tout entier une légère chute de tension? La sieste est un de nos besoins vitaux. Il n'est pas indispensable au même point que d'autres besoins puisque la preuve est que l'on peut s'en passer. Mais réfléchissons un peu. Il ne sert à rien de passer outre la sieste quand notre concentration est considérablement ralentie. Au boulot, en cours, il est bien connu que notre attention l'après-midi est beaucoup moins efficace que durant le matin. Le matin, on est tout frais, l'après-midi, on vient de manger, le soir, ça va déjà un peu mieux.
Ce qui n'arrange pas les affaires, c'est que notre mode de vie actuel, à nous occidentaux, se déroule aussi la nuit, alors que l'on sait très bien que l'on se lèvera tôt le lendemain. Si la fatigue s'accumule ainsi, et que l'on ne peut faire une sieste d'au moins un heure ensuite l'après-midi, les choses sont pires.
Dans certaines écoles primaires, on pratique encore la sieste. L'idéal est d'étendre cette pratique à tous les secteurs et tous les âges. On ne préconise pas trois heures de repos par jour, loin de là... une heure est bien suffisante pour laisser au corps le temps de récupérer. Si dans notre mode de vie, on insérait cette petite heure de repos, notre concentration à la tâche en serait plus grande, et la productivité améliorée.
par J.J.
"ECOLE DU SOMMEIL : Nous passons vingt-cinq années de notre existence à dormir et, pourtant, nous ignorons comment maîtriser la qualité et la quantité de notre sommeil.
Le vrai sommeil profond, celui qui nous permet de récupérer, ne dure qu'une heure par nuit et il est découpé en petites séquences de quinze minutes qui, comme un refrain de chanson, reviennent toutes les une heure et demie.
Parfois, certaines personnes dorment dix heures d'affilée sans trouver ce sommeil profond et elles se réveillent au bout de ces dix heures complètement épuisées.
Par contre, nous pourrions fort bien, si nous savions nous précipiter au plus vite dans ce sommeil profond, ne dormir qu'une heure par jour en profitant de cette heure de régénération complète.
Comment s'y prendre de façon pratique ?
Il faut parvenir à reconnaître ses propres cycles de sommeil. Pour ce faire, il suffit, par exemple, de noter à la minute près ce petit coup de fatigue qui survient en général vers dix-huit heures, en sachant qu'il reviendra ensuite toutes les heures et demie. Si le coup de fatigue survient par exemple à dix-huit heures trente-six, les prochains suivront vraisemblablement à vingt heures six, vingt et une heure trente six, vingt-trois heures six, etc. Ce seront les moments précis où passera le train du sommeil profond.
Si on se couche pile à cet instant et si on s'oblige à se réveiller trois heures plus tard (à l'aide éventuellement d'un réveil), on peut progressivement apprendre à notre cerveau à comprimer la phase de sommeil pour ne conserver que sa partie importante. Ainsi, on récupère parfaitement en très peu de temps et on se lève en pleine forme. Un jour, sans doute, on enseignera aux enfants dans les écoles comment contrôler leur sommeil."
~ Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu (par Bernard Werber) ~