A quoi bon résister
Contre un amour si puissant?
Je ne peux que l'accepter
Et ne pas gâcher le temps,
Alors je dépose mes armes
Au coin de ton c½ur,
Mes pensées dans ton âme
Loin de la douleur.
Je ne veux plus de combats,
J'ai voulu tout briser
Mais je ne suis rien sans toi
Et tu nous as sauvé,
Alors j'efface mes larmes
Avec la tendresse de ton c½ur
Et je t'offre mon âme
En échange du bonheur.
Je ne connais pas notre avenir
Mais tant que je suis avec toi
Je ne veux plus le fuir
Mais lui ouvrir mes bras,
Alors je dépose mes armes
Au coin de ton c½ur,
Mes pensées dans ton âme
Loin de la douleur.
Il reste à notre histoire
Des vers à écrire,
Remplissons notre mémoire
De tendres souvenirs,
Il n'y aura plus de larmes
Car ce sera ton c½ur
Qui éclairera nos âmes
Sur le chemin du bonheur.
par aurélie
Dans les limbes de la sensualité,
Quand je ne serai plus que l'ombre
D'une âme en peine égarée
Je te retrouverai...
Par-delà les montagnes, par-delà les sommets
Plus loin que les vents de la Terre
Qui soufflent le froid de l'hiver
Je te retrouverai...
Quand le monde ne sera plus
Quand tout aura basculé
Dans le néant mis à nu,
Nous nous retrouverons...
Nous enlacerons nos deux âmes
Elles se fondront en un seul corps
Nous caresserons les flammes
De l'amour, par-delà la mort...
Nous nous dirons ce qui est
Les éternelles vérités du c½ur
Entre nous c'est l'histoire d'une fatalité
Des esprits ensemble qui demeurent...
L'amour a cette force des colosses
Qui vainc les démons et les anges
Il faut continuer d'exister pour lui
Et vivre pour le retrouver...
par ryu
Vous eussiez été belle, Mademoiselle, je ne vous aurais pas vue. Mais vous étiez là, vous étiez vous ... Vous reposiez délicatement sur ce siège de toile vaguement verte de cette fameuse rame de la ligne D qui flottait alors vers la gare de Vaise, via Saxe-Gambetta et Bellecour et vous lui donniez un air de majesté.
Et cet anodin fauteuil, élimé par l'effleurement quotidien de milliers de proses, prit alors des allures surnaturelles et divines. Du moment où je vous aperçus, j'éprouvai une indescriptible et délicieuse envie de mourir, que la voix funeste et nasillarde du préposé aux mauvaises nouvelles impromptues brisa aussitôt.
En effet, plutôt que d'annoncer un impondérable, synonyme pour moi d'aller simple pour le nirvana, le zèle et l'efficacité técéliens, tant incongrus qu'inhabituels, par un machiavélique hasard, s'associèrent pour assombrir les cieux d'azur limpide de mon infinie félicité et accélérer la "reprise du trafic dans une à deux minutes".
Mais vous, imperturbable, voluptueuse, aérienne, continuiez de vous entretenir avec votre heureuse amie, ignorant le dangereux émoi que vous aviez éveillé en mon effroyable personne.
Et vous partîtes comme vous étiez apparue, mystérieuse et nonchalante. Le signe de la main que vous adressâtes à la demoiselle bien née qui vous sert d'amie, pardonnez-moi mais je m'en appropriai une vénielle partie et le sourire qui l'accompagna eût sur moi l'effet d'une larme d'éthanol rafraîchissant le gosier asséché d'un chanteur décati.
par barth
Etreinte par la douce moiteur iodée, enveloppée dans la tiède lueur mourante, glacée entre des bras sacrilèges, ses yeux d'azur fermés sur le scintillement intangible des flots, elle s'abandonnait au Moment.
Ce moment ciselé, en filigrane, fragile et pourtant si puissant dans son inconstance. Et ses pensées musaient, trop heureuses de jouir de tant de clarté, interrompues uniquement par le souffle chatoyant d'une entité impalpable.
Elle se plaisait à croire que ces grains translucides, à présent éparpillés sur son corps frémissant, se souviendraient à jamais de cet instant suspendu entre la plénitude et l'angoisse la plus douce. Qu'elle pourrait un jour, dans cette grande naïveté qui consiste à voir dans les gestes les plus anodins une attention particulière, inspirer des vers, rencontrer cet être qui saurait la figer dans des mots et sublimer son charme évanescent, sa beauté pâle et éthérée.
Elle leva le frêle voile noir de ses iris, se rendit vulnérable à la blancheur aveuglante, sentit des doigts glisser sous sa nuque. "Viens-tu?"...Ces mots résonnaient dans sa tête. Elle offrit son front clair aux tiédeurs des derniers rayons, et remit son âme à la caressante violence de l'écume. Le coeur battant, les larmes brûlantes dans la fraîcheur de la nuit tombante, bouleversée par le chant immatériel des sylphes crépusculaires, elle regarda la main tendue.
Pour te suivre, il suffirait seulement que tu comprennes...par mawkise